Anthony Jelonch : “Il faudra beaucoup courir, et ne surtout pas compter ses efforts de la première à la dernière minute”

Interrogé dans les colonnes de Midi Olympique, le troisième ligne toulousain Anthony Jelonch s’est projeté avec sérieux et lucidité sur la confrontation à venir face à l’Union Bordeaux-Bègles. Habitué à ces affiches de très haut niveau, il a insisté sur l’intensité et le volume de jeu qui caractérisent les duels entre les deux équipes, tout en évoquant les ajustements nécessaires pour espérer l’emporter :
“Contre l’UBB, ce sont toujours des matchs où ça joue beaucoup, où il y a énormément d’intensité. Peu importent les joueurs sur le terrain. Après, à nous de gommer certains points qui nous avaient fait défaut. Je ne sais pas quelle sera la météo mais, quoi qu’il arrive, on s’attend à un très grand match […] Il faudra beaucoup courir, et ne surtout pas compter ses efforts de la première à la dernière minute. La seule certitude, c’est que l’UBB sera au top devant son public. Il n’y a qu’à voir tous ses matchs en Champions Cup cette saison, surtout quand les conditions sont réunies. Là-dessus, il n’y aura pas de surprise. On va affronter une équipe très dangereuse, avec un gros paquet d’avants, et des trois-quarts qui vont très vite. On les connaît tous”.

Dans un second temps, l’international français a également évoqué les relations particulières qui existent entre joueurs toulousains et bordelais, régulièrement réunis sous le maillot du XV de France. Entre complicité en sélection et rivalité en club, il a décrit un équilibre typique du haut niveau :
“Toulousains ou Bordelais, quand on est avec l’équipe de France, on est tous potes. On se chambre souvent et on s’apprécie beaucoup. Mais une fois adversaires, pendant une heure et demie, il n’y a plus de copains. Chacun de son côté, on fait tout pour défendre sa paroisse. Notre obsession, c’est d’aller plus loin dans la compétition. C’est vrai pour eux comme pour nous”.
