Aurélien Cologni : “Je pense que l’on aurait pu être un peu plus efficaces encore sur certaines phases de jeu, notamment en seconde mi-temps”

Invité sur le plateau de l’émission Top Rugby, diffusée sur les antennes de TV7, notre entraîneur des attitudes au contact, Aurélien Cologni, est revenu en détail sur la performance défensive réalisée par l’Union Bordeaux-Bègles lors de cette demi-finale de Champions Cup. Il a notamment souligné l’équilibre trouvé entre les secteurs offensif et défensif, tout en mettant en avant la solidité affichée sur les phases de conquête face à une équipe de Bath particulièrement armée devant :
“Je pense qu’il y a un bon rapport entre les deux. La conquête aussi a été excellente, je pense qu’en touche on a été très costauds, en mêlée aussi. Ils avaient mis une première ligne de compétition avec Du Toit qui commençait alors qu’il n’a pas l’habitude de commencer. En général, il est là pour finir les matchs avec un ‘Bomb Squad’. Sur tous ces paramètres sur les phases statiques, on a été très costauds. Je trouve que tout s’est plutôt bien combiné. Aujourd’hui, le rapport défensif arrive à se hisser au niveau du rapport offensif. Il n’y a pas de détérioration entre les deux et ça, c’est important pour aller au bout et gagner des titres”.

Aurélien Cologni s’est également exprimé sur le réalisme affiché par les Bordelais au cours de cette rencontre particulièrement intense. Il a insisté sur la capacité du groupe à convertir ses temps forts, tout en gardant sa maîtrise malgré le retour de Bath en seconde période :
“On a été très réalistes. Il y a eu un combat de boxe qui a été costaud. On s’y attendait et on a répondu présent. On sait que contre les équipes comme ça, on n’aura pas 10 occasions. Quand on les a et qu’elles se présentent, il faut les mettre au fond. Et encore là, on en a raté. Je pense que l’on aurait pu être un peu plus efficaces encore sur certaines phases de jeu, notamment en seconde mi-temps. La seconde mi-temps, on ne la démarre pas très bien. On la démarre avec deux fautes, on est acculés dans notre camp, on tient le bras de fer défensif, mais on craque à un moment donné. Ça les remet un peu dans le match, ils reviennent à cinq points, mais on ne s’affole pas. On sent que l’équipe garde le contrôle, la maîtrise. En face, il y a de la qualité, il faut l’accepter aussi et faire avec”.
