Jefferson Poirot : “L’UBB doit devenir une institution aussi en gagnant des titres chaque saison”

     

    Interrogé par L’Équipe, notre pilier gauche Jefferson Poirot s’est confié sur la perspective de disputer une deuxième finale de Champions Cup consécutive avec l’Union Bordeaux-Bègles, un signe fort de la progression du club mais aussi une nouvelle occasion de confirmer les ambitions affichées depuis le sacre de la saison passée. Le joueur bordelais est revenu sur l’état d’esprit du groupe, marqué par une exigence accrue et une volonté de transformer ce premier titre en point de départ plutôt qu’en aboutissement. Il évoque enfin la nécessité, selon lui, de s’inscrire dans la durée au plus haut niveau européen :

    « Je ne crois pas. Personnellement, ce titre m’a libéré. Mais ce n’est pas péjoratif dans mon esprit, au contraire. Le soir du titre, j’ai dit à mon pote Daryl Domvo (ex-joueur de l’UBB de 2011 à 2019) : ‘Ce titre est gagné, mais maintenant, il y a le Top 14 à remporter’. Je suis comme ça. L’an dernier, j’avais dit à Max Lucu : ‘Il me reste 6 opportunités de titres d’ici ma fin de carrière en juin 2027’. Aujourd’hui, il m’en reste 4 et Max m’en parle souvent, ça lui tient aussi à cœur. Le titre est là, mais ça ne suffit pas. Il n’a fait que renforcer notre appétit. En début de saison, notre leitmotiv a été : ne pas être une étoile filante. Cette nouvelle finale est l’occasion de montrer que l’année dernière n’était pas un hasard. D’autant qu’on affronte une des plus grandes équipes d’Europe. C’est un monument du rugby avec quatre titres européens (le dernier en 2018) et des finales presque à chaque édition (6 sur les 9 dernières). C’est énorme. Ils sont un peu l’égal du Stade Toulousain (6 titres européens, le record). On va savoir de quoi l’UBB est faite. L’UBB doit devenir une institution aussi en gagnant des titres chaque saison ».