Yannick Bru : “J’ai hâte qu’on le montre avec uniquement ce combat à mener”

     

    Interrogé en conférence de presse à l’issue de la rencontre, notre manager Yannick Bru a longuement répondu à une question portant sur la difficulté de maintenir un niveau d’exigence constant tout au long d’une saison aussi dense, entre le Top 14, la Champions Cup et les échéances internationales. Le technicien bordelais a notamment utilisé une comparaison imagée pour illustrer l’usure mentale et physique que peuvent ressentir les joueurs après avoir livré de très grandes performances :

    « Si je me ramène à ton métier, imagine que tu as à écrire l’article de ta vie une semaine, que tu donnes tout ce que tu as pour l’écrire. Une fois que tu l’as remis, l’article suivant est plus difficile parce que tu as mis énormément d’énergie pour donner le meilleur de toi-même. C’est un peu le raccourci de notre saison. Les joueurs ne sont pas des robots. On a trois saisons à mener, celle de Top 14, la saison internationale et celle de Champions Cup. Souvent, on met notre équipe type quand on joue en Champions Cup et la semaine d’avant, il y a du Top 14 et celle d’après aussi. D’autres font d’autres choix et je ne les conteste pas. Je sais que ça nous a un peu sauté à la figure cette année en Top 14, mais les joueurs ne sont pas des machines. Quand on joue Perpignan, que l’on sait très bien que l’on va jouer le Leinster et avoir un combat de boxe XXXL, c’est humain de se protéger un peu et de garder des ressources pour le très bel article que l’on a à écrire la semaine d’après. C’est l’histoire de notre saison. Et en plus on a eu des blessés. Je ne vais pas faire la pleureuse, mais on a joué énormément de matchs la saison passée, on a eu des joueurs très importants blessés cette année, dont Maxime, Yoram, Romain Buros, Jean-Luc Du Preez. Comme toutes les équipes parce que le Top 14 c’est un combat de boxe tous les week-ends. Maintenant que l’on est délesté de cette Champions Cup, j’espère que l’on va avoir toutes les ressources pour montrer notre vrai visage en Top 14. J’ai hâte qu’on le montre avec uniquement ce combat à mener. J’espère que le destin va un peu nous aider parce que c’est très mal engagé ».