Jefferson Poirot : “Ce qui me marque, c’est quand je roule en voiture et que je vois tous les drapeaux qu’il y a sur les maisons”

     

    Invité du podcast de l’Union Bordeaux-Bègles, En Bord Terrain, pour le dernier épisode de la saison, notre pilier gauche Jefferson Poirot est revenu avec émotion sur l’engouement exceptionnel qui entoure aujourd’hui le club. Présent depuis les premières années du projet bordelo-béglais, l’international français a été le témoin privilégié de l’évolution de l’UBB, passée du statut de club en construction à celui de référence du rugby français et européen. À travers son témoignage, il évoque la fierté de voir tout un territoire s’identifier à l’équipe, mais aussi la satisfaction personnelle d’avoir contribué à bâtir cette histoire. Plus encore que les trophées eux-mêmes, Jefferson Poirot explique que ce sont les émotions partagées avec les supporters et la joie qu’il peut leur procurer qui donnent tout son sens à son engagement sous le maillot bordelais :

    “Je suis assez heureux de ce qu’il se passe, je suis assez content de rendre fier les gens. Je pense que beaucoup de monde s’identifie à l’Union Bordeaux-Bègles maintenant. Ce qui me marque, c’est quand je roule en voiture et que je vois tous les drapeaux qu’il y a sur les maisons. C’est ça qui me marque le plus. Le public a toujours répondu présent. Je me rappelle avoir joué en 2013 des matchs Bordeaux-Agen ou Bordeaux-Mont-de-Marsan où on était à guichets fermés alors qu’on était 12ème ou 13ème. On a quand même un public qui a toujours répondu présent. Maintenant il répond présent tous les week-ends, mais ce qui me marque le plus, c’est de voir dans la rue l’engouement, les gens qui portent de plus en plus les maillots, les gens qui s’arrêtent pour te dire bravo alors que tu ne pensais même pas qu’ils regardaient le rugby. Si j’avais dû écrire ma carrière, je pense que c’est celle-là que j’aurais écrite. J’ai eu toute cette période de construction et ça vient à la fin. C’est beau ce qui arrive là. Je me dis que j’ai travaillé tout ce temps pour accomplir ça. Ce qui me plaît dans ce qu’on fait, c’est vraiment le partage d’émotions. Voir l’émotion des gens, c’est ce que j’adore le plus. La coupe, que je la touche ou pas, j’en ai rien à faire, mais pouvoir la faire toucher aux gens et voir l’émotion, la fierté, c’est pour ça que je le fais”.