Laurent Marti : “J’espérais que l’on ne prenne pas un essai comme ça juste avant la mi-temps parce qu’en plus on dominait”

Invité sur le plateau de TV7 pour participer à l’émission Top Rugby, notre président Laurent Marti est revenu sur plusieurs moments clés de la défaite concédée face à Clermont lors de la dernière journée du Top 14. Le dirigeant bordelais a notamment évoqué l’essai encaissé juste avant la pause, un tournant selon lui dans le déroulement de la rencontre alors que l’Union Bordeaux-Bègles semblait maîtriser les débats et se créait plusieurs occasions de prendre le large au score. Plus largement, Laurent Marti a profité de cette intervention pour rappeler la réalité économique et sportive du championnat français. Selon lui, malgré les ambitions élevées affichées par l’UBB ces dernières années, le club évolue dans un environnement extrêmement concurrentiel où de nombreuses équipes disposent de moyens comparables et nourrissent les mêmes objectifs. Il a ainsi souligné la densité exceptionnelle du Top 14, illustrée par le renouvellement constant des équipes qualifiées pour les phases finales :
“J’espérais que l’on ne prenne pas un essai comme ça juste avant la mi-temps parce qu’en plus on dominait. On s’est créé plusieurs occasions. Il y a une chose que j’ai déjà dite mais que les gens oublient, c’est que l’on n’a pas beaucoup plus de moyens que Clermont-Ferrand, que Pau. On est dans un peloton avec à peu près tous la même masse salariale. C’est Toulouse qui a plus de masse salariale que les autres. On se fixe des objectifs ambitieux que l’on affiche et que l’on n’a pas peur de dire. On ne dit pas que l’on va y arriver, mais on se les fixe. Avant on nous disait toujours que l’on n’avait pas de titres majeurs, maintenant on en a deux. Maintenant on nous dit que l’on n’a pas le Brennus, on va tout faire pour le gagner, mais les autres aussi et les autres ont les mêmes moyens que nous. Il y a un fait qui ne trompe pas et pour moi c’est la statistique la plus parlante de tout ce qui est sorti, c’est que l’année dernière il y a six qualifiés : Toulouse et cinq équipes, et cette année, il y a six qualifiés : Toulouse et cinq équipes différentes. Ça prouve bien la densité du championnat et tant mieux”.
