Yannick Bru : “Les warnings que l’on a mis n’ont pas assez pénétré les joueurs. J’en porte la responsabilité”

Invité de l’émission 100 % UBB sur les ondes d’ICI Gironde, notre manager Yannick Bru est revenu avec franchise sur la déception ressentie par les supporters de l’Union Bordeaux-Bègles après l’élimination du club avant même les phases finales du Top 14. Conscient de l’investissement émotionnel et financier consenti tout au long de la saison par les fidèles de l’UBB, le technicien bordelais a reconnu que cette issue ne pouvait qu’engendrer frustration et incompréhension. Sans chercher à minimiser la responsabilité du groupe et du staff dans cet échec, il a également livré une analyse plus approfondie des raisons qui ont conduit à cette situation. Yannick Bru a notamment évoqué certaines insuffisances aperçues dès le début de saison, mais aussi l’énorme charge émotionnelle générée par le parcours victorieux en Champions Cup, estimant que l’intensité mentale nécessaire pour aller chercher ce deuxième titre européen a sans doute laissé des traces au moment d’aborder le sprint final en championnat :
“Je comprends bien que dans la passion pas mal de nos supporters qui ont beaucoup donné financièrement et en termes d’émotion pour nous soutenir soient déçus. On est doublement déçus d’avoir déçu ces gens-là. Mais on ne peut pas réécrire l’histoire. Je ne cherche pas non plus à nous chercher des excuses. On a fait un parcours en Top 14 où on a accumulé des erreurs. On a été suffisants par moments en début de saison. Les warnings que l’on a mis n’ont pas assez pénétré les joueurs. J’en porte la responsabilité. Je porte aussi avec le staff la responsabilité d’avoir beaucoup appuyé très fort sur le bouton des émotions dans la préparation des huitièmes face à Leicester, au quart face au Stade Toulousain, la demie face à Bath et la finale face au Leinster, en sachant bien, parce que j’ai un peu d’expérience maintenant, qu’en appuyant sur le bouton de l’implication de chacun, on aurait une addition un peu costaude à payer. Je crois que psychologiquement, on a un peu payé l’addition. Est-ce qu’il faudra privilégier une compétition par rapport à une autre dans le futur ?”
