Fabien Galthié : “J’ai posé la question à Max à Bordeaux. Il n’était pas encore champion d’Europe. Il m’a dit ‘je veux venir'”

Interrogé par L’Équipe, le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, est revenu sur l’engouement suscité par la première édition du Nations Championship auprès des internationaux français. Alors que cette nouvelle compétition offre aux Bleus l’opportunité de se mesurer aux plus grandes nations de l’hémisphère Sud dans leur environnement, le technicien tricolore a insisté sur la motivation affichée par de nombreux joueurs pour participer à cette aventure. Il a notamment évoqué le cas de plusieurs cadres de l’Union Bordeaux-Bègles, désireux de découvrir ces confrontations de très haut niveau malgré une saison particulièrement éprouvante en club. Pour Fabien Galthié, ces tournées représentent une étape importante dans le parcours des meilleurs joueurs français, qui méritent de pouvoir se confronter régulièrement à l’élite mondiale :
“Cette compétition arrive à point nommé. Ces joueurs ne sont pas allés jouer là-bas, ni en Australie, ni en Afrique du Sud, ni en Argentine, ni en Nouvelle-Zélande. Ils ont le droit d’aller jouer en Nouvelle-Zélande. Ils ont le droit d’aller en Australie. Ils ont le droit de se confronter à ce qui se fait de mieux au monde. Normalement, quand tu es le meilleur à ton poste, c’est un droit. On a essayé de saisir les opportunités en fonction des équipes éliminées et des joueurs qui étaient disponibles à la fois physiquement et mentalement. J’ai posé la question à Max (Lucu) à Bordeaux. Il n’était pas encore champion d’Europe. Il m’a dit ‘je veux venir’. À partir du moment où il est le meilleur à son poste, ça s’appelle la sélection. Et ça s’est reproduit pour Matthieu Jalibert par exemple”.