Maxime Lucu : “Et là, tout se déchaîne derrière, sur les réseaux sociaux. Je suis tombé dans le piège”

 

Interrogé dans les colonnes de L’Équipe, notre demi de mêlée international, Maxime Lucu, est revenu sur l’une des périodes les plus difficiles de sa carrière en équipe de France. Après la lourde défaite concédée face à l’Irlande lors de la première journée du Tournoi des Six Nations 2024, le Bordelais s’est retrouvé au cœur de nombreuses critiques, en particulier sur les réseaux sociaux. Il évoque avec franchise la violence de cette exposition médiatique et les conséquences qu’elle a eues sur lui et sur son entourage :

“C’était dur… J’étais très content de commencer le Tournoi et on prend une énorme claque (17-38 à Marseille face à l’Irlande). Et là, tout se déchaîne derrière, sur les réseaux sociaux. Je suis tombé dans le piège […] Dans les journaux, c’étaient plus des reproches sur le jeu. Les médias, je m’en fiche, ça fait partie du jeu et à la limite, si c’est constructif et que ça me permet de progresser… Le plus dur, ça a été les réseaux sociaux. Là, c’était ma personne qui était visée, ma famille, mes proches”.

Le demi de mêlée bordelais est également revenu plus en détail sur cette séquence particulièrement éprouvante. Il raconte l’avalanche de messages reçus après cette rencontre, les doutes qui l’ont envahi au fil des semaines malgré les résultats de l’équipe de France, ainsi que le moment où il a sérieusement envisagé de tourner le dos aux Bleus, tant la pression était devenue difficile à supporter :

“J’avais reçu des milliers de messages pendant et après le match. J’avais mon Instagram qui brûlait. Dans le bus, je posais mon téléphone sur la banquette et ça ne faisait que s’allumer, s’allumer, s’allumer. C’était ouf… Toute la nuit avait été un peu… Mais je n’avais pas le choix en fait, ça me tombait dessus. Derrière, on gagne en Écosse (20-16) mais on est critiqués parce qu’on doit perdre si l’essai de Sione Tuipulotu à la fin n’est pas refusé. On fait nul contre l’Italie (13-13)… J’étais dans le dur, puis je suis passé remplaçant (pour les deux derniers matchs) et le déferlement s’est accentué. Je disais à ma famille : ‘Je ne veux plus y aller’ (en équipe de France) et je l’ai fait ressentir dans le groupe”.