Mahamadou Diaby : “Avec le retard que j’avais, j’ai dû être vraiment têtu pour m’accrocher et réussir”

 

Interrogé par Actu Rugby, notre ancien troisième ligne, Mahamadou Diaby, s’est confié sur le mot qui, selon lui, résume le mieux sa carrière au moment de tourner définitivement la page du rugby professionnel. Après avoir débuté le rugby relativement tardivement et connu un parcours loin d’être linéaire, il estime que son histoire est avant tout celle d’un joueur qui a dû s’accrocher et faire preuve de persévérance pour parvenir au plus haut niveau :

“Ce serait le mot ‘résilience’. J’ai un parcours atypique, j’ai commencé le rugby très tard (en 2007, à 17 ans, NDLR) et beaucoup de choses auraient pu me faire arrêter. Mais j’ai été persévérant. Avec le retard que j’avais, j’ai dû être vraiment têtu pour m’accrocher et réussir”.

Mahamadou Diaby est également revenu sur le souvenir qui restera, à ses yeux, comme l’un des plus marquants de sa carrière. S’il a connu de nombreux moments forts au cours de ses années chez les professionnels, notamment avec l’Union Bordeaux-Bègles et son sacre en Champions Cup, il a choisi de mettre en avant un souvenir plus intime et particulièrement symbolique : le jour où sa mère a pu assister pour la première fois à l’un de ses matchs professionnels. Un moment d’autant plus fort qu’elle avait suivi son parcours depuis ses débuts et avait été témoin des nombreux doutes et obstacles qu’il avait dû surmonter :

“Ils sont nombreux mais je dirais que c’est le premier match professionnel que ma mère m’a vu jouer. C’était avec Oyonnax, à Paris contre le Racing 92 (il est natif de Bagnolet, NDLR). Elle était aux premières loges lors de mes débuts, a connu tous mes doutes, toutes les difficultés que j’ai rencontrées, alors c’était quand même un sacré moment de fierté. Il y a aussi le titre de Champions Cup avec l’UBB évidemment, mais celui avec ma mère a une saveur particulière car il touche à la famille”.