Tom Willis : “Bordeaux était à la recherche d’un numéro 8 et tout me convenait, donc je suis arrivé début novembre et c’était très déboussolant pour moi”

Interrogé dans En Bord Terrain, le podcast mensuel de l’Union Bordeaux-Bègles, notre troisième ligne international anglais, Tom Willis, s’est confié sur les raisons qui l’ont poussé à rejoindre le club lors de son premier passage en 2022-2023. À cette époque, le troisième ligne anglais venait de vivre une période particulièrement mouvementée avec les Wasps, son club formateur, dont il avait porté les couleurs depuis son adolescence. La disparition du club en cours de saison avait contraint de nombreux joueurs à chercher rapidement une nouvelle destination et à envisager la suite de leur carrière dans un contexte particulièrement difficile. Pour Tom Willis, rejoindre l’UBB représentait alors l’opportunité de tourner la page et de découvrir un nouvel environnement, malgré les nombreuses difficultés liées à son arrivée en France, notamment la barrière de la langue. Il est ainsi revenu sur les circonstances qui l’avaient conduit à quitter l’Angleterre et sur son choix de rejoindre Bordeaux :
“La première chose, c’est que j’ai grandi dans le même club, les Wasps. J’y ai débuté à 15 ans, jusqu’à mes 23 ans. Lors de cette saison, mon club est tombé en liquidation au milieu de la saison, ou peut-être trois à quatre matchs après le début de saison, donc on a perdu notre travail. Plusieurs membres de l’équipe ont dû attendre quelques semaines pour voir quelles étaient leurs opportunités. Certains sont restés en Angleterre, certains sont allés en France et d’autres au Japon. Tout le monde attendait de saisir sa chance. J’avais quelques demandes possibles en Angleterre, mais je trouvais que m’engager dans une équipe du même championnat était difficile parce que c’était compliqué émotionnellement de perdre le club dans lequel j’ai été toute ma vie. J’ai décidé qu’un nouveau challenge était préférable. Bordeaux était à la recherche d’un numéro 8 et tout me convenait, donc je suis arrivé début novembre et c’était très déboussolant pour moi. Je n’avais jamais appris le français, donc c’était dur”.