Cyril Cazeaux : “C’est beaucoup moins facile qu’on ne le croit”

 

Interrogé dans les colonnes de Midi Olympique, notre deuxième ligne, Cyril Cazeaux, s’est confié sur sa longévité au sein de l’Union Bordeaux-Bègles. Présent au club depuis de nombreuses années, il fait aujourd’hui partie des joueurs les plus expérimentés de l’effectif, aux côtés notamment de Jefferson Poirot. Arrivé à une époque où l’UBB était encore en pleine construction, le deuxième ligne a donc été le témoin privilégié de l’évolution du club et de son installation parmi les références du Top 14. Une trajectoire qu’il n’imaginait pas forcément lorsqu’il a posé ses valises en Gironde, mais à laquelle il est toujours resté fidèle :

« Je ne pensais pas, à l’époque, faire peut-être toute ma carrière ici. L’UBB n’était pas au point où elle en est aujourd’hui. J’ai vécu une évolution dingue depuis et je ne vais pas m’en plaindre. Il y a eu un concours de circonstances et j’ai toujours adhéré au projet ».

Notre deuxième ligne est également revenu sur son rôle dans le secteur de la touche, où il peut ponctuellement être utilisé comme sauteur. Si ce n’est pas nécessairement son rôle premier, Cyril Cazeaux participe pleinement au travail collectif dans ce secteur, qui demande une grande précision et une parfaite coordination entre les différents joueurs. Les annonces, le timing, les déplacements des lifteurs et les adaptations en fonction de l’adversaire rendent en effet cette phase de jeu particulièrement complexe. Il a ainsi expliqué les différentes contraintes liées à la gestion d’une touche au plus haut niveau :

« Je peux le faire, mais le saut n’est pas ma qualité première. J’ai plutôt le profil du lifteur. La touche, c’est une usine à gaz. Suivant les annonces, il y a beaucoup de choses à gérer, avec un timing différent à chaque fois. C’est beaucoup moins facile qu’on ne le croit. Est-ce qu’on change nos annonces ? Oui, évidemment, d’un match à l’autre, ce n’est jamais pareil. Avec le travail d’analyse des autres équipes, on est obligé de modifier ce qu’on fait. C’est pour ça que je vous dis que la touche est une phase complexe ».