Frédéric Michalak : “Bordeaux veut beaucoup déplacer le ballon, alors que Perpignan, à chaque fois qu’ils ont franchi, se sont retrouvés de suite dans l’en-but adverse”
Publié le par Matthieu Meillan

Dans le cadre de la chronique qu’il tient pour L’Équipe, l’ancien demi d’ouverture, Frédéric Michalak, est revenu sur la performance réalisée par l’USAP face à l’Union Bordeaux-Bègles, en s’attardant notamment sur le rôle joué par Tristan Tedder.
Le consultant a d’abord souligné le contraste entre les deux équipes dans leur manière de construire leurs actions, avec une UBB davantage portée sur la conservation et la circulation du ballon, tandis que les Catalans ont su se montrer particulièrement directs et efficaces lorsqu’ils ont réussi à franchir la défense bordelaise.
Dans cette capacité à faire avancer rapidement son équipe, Frédéric Michalak a souhaité mettre en lumière Tristan Tedder, qu’il connaît bien pour l’avoir entraîné lorsqu’il évoluait au Racing 92. L’ancien ouvreur international a ainsi insisté sur la polyvalence du joueur de l’USAP, capable d’évoluer à l’arrière comme à l’ouverture et de s’adapter en cours de rencontre après la blessure de Paolo Garbisi.
Une prestation complète, marquée notamment par un essai, 16 points inscrits et un 50-22 en fin de rencontre, qui a permis à Tedder de peser directement sur le résultat et de contribuer à la maîtrise du match par les Catalans :
« Ils ont fait deux fois moins de passes : 99 passes pour Perpignan, contre 195 passes pour Bordeaux. Bordeaux veut beaucoup déplacer le ballon, alors que Perpignan, à chaque fois qu’ils ont franchi, se sont retrouvés de suite dans l’en-but adverse. Dans ces franchisseurs, il y a un joueur, Tristan Tedder. J’ai envie de mettre la lumière sur lui. C’est un joueur que je connais très bien, que j’ai pu entraîner avec le Racing 92. Je connais ses qualités offensives. Il fait une super performance avec un essai, il inscrit 16 points, il fait un 50-22 en fin de partie. Il a parfaitement réalisé ce qu’il devait réaliser, à la fois en 15, mais surtout en 10, puisqu’il a dû s’adapter avec la blessure de Paolo Garbisi. Il a bien contrôlé le match, bien contrôlé l’équipe. »