Yannick Bru : “Forcément, il y a un vécu commun qui est moins fort”

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Yannick Bru : “Forcément, il y a un vécu commun qui est moins fort”

Interrogé par RMC Sport, notre manager, Yannick Bru, est revenu sur la volonté du staff d’élargir le cercle des leaders au sein du groupe bordelais après la défaite concédée à Perpignan.

Alors que Maxime Lucu a longtemps été l’un des principaux relais du staff sur le terrain et dans le vestiaire, notre manager estime qu’il ne doit pas porter seul cette responsabilité.

Avec plusieurs cadres absents ces dernières semaines, l’UBB a également perdu une partie de l’expérience et des repères communs qui permettent habituellement au collectif de fonctionner avec davantage d’automatismes. Yannick Bru souhaite donc que d’autres joueurs prennent davantage leurs responsabilités afin de renforcer la cohésion et l’exigence collective :

« “Max” a été un peu seul. Dans un manque de concentration, d’altruisme aussi à certains moments. Mais ça fait partie aussi des choses qui nous challengent. Je n’ai pas envie de me tourner sur des choses sur lesquelles on n’a pas de prise et pas de contrôle. C’est sûr que quand “Jeff” Poirot n’est pas là, Ben Tameifuna n’est pas là, Adam Coleman n’est pas là, Yoram Moefana n’est pas là, Louis Bielle-Biarrey n’est pas là, Matthieu Jalibert n’est pas là… Forcément, il y a un vécu commun qui est moins fort. »

Notre manager, Yannick Bru, a également été interrogé sur les propos tenus récemment par Eddie Jones, l’actuel sélectionneur du Japon, au sujet du XV de France.

Le technicien australien avait notamment pointé la mêlée française comme l’un des secteurs pouvant poser question. Yannick Bru, qui connaît particulièrement bien les problématiques liées à ce secteur pour avoir lui-même été impliqué dans l’encadrement du XV de France par le passé, estime que les déclarations d’Eddie Jones ne sont probablement pas anodines.

Il rappelle également que les difficultés rencontrées au poste de pilier droit ne sont pas nouvelles et que le staff tricolore, à commencer par William Servat, travaille déjà sur cette problématique :

« Déjà, il y a des gens en responsabilité pour analyser ça. Je pense qu’Eddie Jones est un “silver fox”, comme on dit : un gars qui aime bien foutre le doute dans les autres nations et créer des questionnements. Il aime bien rentrer dans le cerveau des adversaires, donc je pense que rien n’a été fait au hasard. Et peut-être aussi avec une intention malicieuse. Je pense que le chantier de nos piliers droits, William Servat (adjoint de Fabien Galthié), le connaît très bien. C’est un problème qui revient à la surface et que j’ai aussi connu dans une autre période de ma vie, quand j’étais en responsabilité là-bas. Donc, c’est un problème qui n’est pas nouveau. »

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