Tom Willis : “Quand je croise d’anciens coéquipiers et qu’on parle de ce temps-là, les souvenirs et l’émotion reviennent”
Publié le par Matthieu Meillan

Interrogé par Rugbyrama, notre troisième ligne anglais Tom Willis est revenu sur la politique de la Fédération anglaise de rugby, qui ne permet généralement pas aux joueurs évoluant à l’étranger d’être sélectionnés avec le XV de la Rose.
En choisissant de rejoindre l’Union Bordeaux-Bègles, notre avant a donc accepté de renoncer, au moins temporairement, aux perspectives internationales, malgré son expérience sous le maillot anglais. Cette règle fait régulièrement débat outre-Manche, entre ceux qui estiment qu’elle permet de protéger les intérêts du championnat national et ceux qui considèrent qu’elle prive la sélection de joueurs évoluant dans des clubs étrangers. Tom Willis a expliqué comprendre les arguments avancés de part et d’autre, tout en assumant pleinement le choix de carrière qu’il a effectué :
« Je comprends et il y a beaucoup d’arguments des deux côtés. Plusieurs disent que c’est mauvais, d’autres que c’est nécessaire. Je pouvais rester en Angleterre pour rester éligible, mais j’ai décidé de partir. »

Notre troisième ligne est également revenu sur un épisode particulièrement douloureux de sa carrière : la disparition des Wasps du rugby professionnel en 2022, à la suite des difficultés financières du club anglais.
Cette faillite avait brutalement mis fin à une aventure à laquelle Tom Willis était profondément attaché, puisqu’il y évoluait aux côtés de son frère et de nombreux amis.
Si le temps lui a permis de tourner progressivement la page et de construire une nouvelle carrière, notamment à Bordeaux, les souvenirs de cette période restent forcément marquants. Notre avant a ainsi évoqué avec émotion la fin de cette aventure, tout en soulignant sa satisfaction de voir plusieurs de ses anciens coéquipiers rebondir depuis :
« Oui, c’est toujours très dur. J’adorais jouer avec mon frère et mes meilleurs amis là-bas. Plus le temps passe, mieux c’est, parce que nous connaissons d’autres aventures. Mais quand je croise d’anciens coéquipiers et qu’on parle de ce temps-là, les souvenirs et l’émotion reviennent. C’est très triste, mais c’est bien de voir que beaucoup de ces anciens joueurs s’en sortent bien. »