Christophe Laussucq : “Il ne sera jamais exceptionnel dans ces zones proches, il n’a pas le profil des frères Willis, par exemple, mais il peut rivaliser”
Publié le par Matthieu Meillan

Interrogé dans les colonnes de L’Équipe, notre ancien entraîneur de la défense, Christophe Laussucq, est revenu sur les progrès réalisés par notre troisième ligne international, Cameron Woki, dans le domaine du combat.
S’il a toujours été reconnu pour ses qualités athlétiques, sa mobilité et son efficacité dans les espaces, le Bordelais devait également gagner en densité et en impact dans les zones de confrontation directe.
Un aspect de son jeu sur lequel il a travaillé ces derniers mois et qui lui permet aujourd’hui de mieux répondre aux exigences du plus haut niveau. L’ancien technicien de l’UBB a notamment expliqué les efforts consentis par le troisième ligne pour se montrer davantage présent dans les zones proches des rucks :
« Dans la zone 22-22 (entre les deux lignes des 22 mètres), on demande souvent à un troisième ligne de jouer dans les couloirs. Dès qu’on est dans nos 22 et dans les 22 adverses, là, il faut se rapprocher, combattre et on a besoin de tout le monde, c’est là-dessus qu’il a fait des efforts. Il ne sera jamais exceptionnel dans ces zones proches, il n’a pas le profil des frères Willis, par exemple, mais il peut rivaliser. De toute façon, pour battre l’Afrique du Sud et être champion du monde, il faut huit avants qui soient capables de répondre dans le combat. »