Matthieu Jalibert : “Aujourd’hui, je suis enfin en paix avec moi-même, beaucoup plus posé et serein dans ma vie d’homme”
Publié le par Matthieu Meillan

Interrogé par Midi Olympique, notre demi d’ouverture international Matthieu Jalibert est revenu sur la notoriété qu’il a connue très tôt dans sa carrière.
Propulsé sous les projecteurs alors qu’il était encore très jeune, le Bordelais a rapidement dû apprendre à composer avec une exposition médiatique importante, accentuée par le développement des réseaux sociaux et la multiplication des commentaires autour des performances des sportifs.
Il reconnaît que cette médiatisation précoce n’a pas toujours été facile à gérer, mais explique avoir progressivement pris du recul et trouvé un équilibre personnel :
« J’ai été propulsé très jeune sur le devant de la scène médiatique, à une époque où l’explosion des réseaux sociaux a radicalement changé la donne pour les sportifs. Quand on a 18 ou 20 ans, on n’est pas forcément armé pour faire face à la virulence des jugements, aux raccourcis ou à la désinformation. Il m’a fallu du temps pour comprendre le fonctionnement de notre écosystème. Aujourd’hui, je suis enfin en paix avec moi-même, beaucoup plus posé et serein dans ma vie d’homme. »

Notre numéro 10 s’est également confié sur les revers que peut entraîner une telle exposition médiatique. Si la notoriété lui apporte naturellement de la reconnaissance et de l’admiration, elle l’expose aussi aux critiques, parfois injustifiées, ainsi qu’à certaines réactions négatives. Matthieu Jalibert explique avoir appris, avec l’expérience, à ne plus accorder autant d’importance aux jugements extérieurs et à privilégier l’opinion des personnes qui comptent réellement dans son environnement professionnel et personnel :
« La notoriété suscite inévitablement de l’admiration, mais elle attire aussi une part de jalousie, de frustration et de méchanceté gratuite. Parfois, on ressent un sentiment d’injustice face à certaines critiques ciblées, mais râler ne sert à rien. Avec la maturité, j’ai appris à laisser glisser tout cela. Ce qui importe, c’est le regard de mes entraîneurs, de mes coéquipiers et de mes proches. »