Miralles : “J’attaque ma 50ème année dans ce club que je continue à vénérer”

Fonfon Miralles

 

Alphonse Miralles, plus connu sous le surnom “Fonfon” était mis à l’honneur dans le second épisode de la série de vidéos Les hommes de l’ombre réalisée par le site internet du Midi Olympique. L’occasion pour lui de revenir sur sa longue présence au club : « J’attaque ma 50ème année dans ce club que je continue à vénérer. Le club de Bègles, pour moi, c’est une terre d’accueil, qui a même étayé l’éducation donnée par mes parents […] Quand notre Président se met d’accord avec son staff pour choisir un joueur, j’en suis une des premières personnes avisées – hors cadre technique – parce qu’une mise en place doit se faire pour l’intégration de ce joueur, qu’il soit étranger ou non ».

 

Il revient un peu plus en détail aussi sur son rôle auprès des joueurs : « J’entame la sixième semaine de traitement dentaire de Met Talebula, qui s’est découvert trois abcès dentaires, qui ne conduit pas. C’est mon rôle aussi, si je peux apporter un petit peu. Imaginez qu’une fois guéri de ses maux dentaires, ça se passe bien… Je serai flatté ! On me reproche parfois, même si ça s’est calmé, d’assister trop les joueurs. Je pense que non. Je trouve que les joueurs sont déracinés à un moment donné. Il faut quelques mecs comme moi encore qui n’aient pas peur de consacrer du temps à ces familles, qui ne passent pas toujours des moments très faciles… Au détriment un peu de la maman de mes enfants entres autres, qui s’est sentie un petit peu exclue. J’apportais trop de chaleur, d’affection à ce club. 50 ans, on doit pouvoir s’en lasser. La logique aurait voulu qu’on en soit lassé, mais non… Tant qu’on voudra bien de la présence de Fonfon Miralles, je serai très heureux de participer à l’évolution de ce club qui est vraiment réelle et constante ».

 

Pour conclure, il espère que malgré la professionnalisation du rugby, il y aura toujours une place pour les gens comme lui dans les clubs : « On a vu arriver des jeunes avec d’autres compétences. Je suis très heureux d’avoir été un précurseur. J’espère que ce rugby, la forme qu’il est en train de prendre, aura toujours un peu de place pour des bonhommes avec ce rôle là ».