Jefferson Poirot : “Il va donc falloir qu’on prenne un peu de vice. Sur certains secteurs, on est des agneaux, des bons élèves”

photo FFR

 

Interrogé par Le Figaro, notre pilier gauche international, Jefferson Poirot, est revenu sur les adaptations que les Français ont réalisé dans le domaine de la mêlée, un secteur où ils sont régulièrement en difficulté depuis le début de la Coupe du Monde : “J’ai l’impression, oui, qu’on s’est trop adapté à ce qui est demandé alors que rien n’a changé. C’est pareil sur les ballons portés où les adversaires continuent à faire le double écran. Toutes les nations sauf nous. Il va donc falloir qu’on prenne un peu de vice. Sur certains secteurs, on est des agneaux, des bons élèves. A un moment donné, il faut faire comme les autres. Pas de la triche, mais du vice, du métier […] On avait un problème de réglages, de direction. On ne poussait pas tous ensemble, ni dans la même direction. Des détails qui peuvent tout changer. Avant l’Argentine, on a cru qu’on allait vraiment les dominer et ça ne s’est pas passé comme ça. Depuis on court après une mêlée dominante. Du coup, on n’est plus du tout collectif mais ça devient un défi personnel, l’envie de prendre le dessus individuellement. On s’est piégé tout seul avec cette réaction. On a essayé de régler ça aussi ce matin“.