Cardona la victoire… (28-23)

Cette douzième journée de Top14 commence avec des à priori. Des à priori sur l’arbitre du soir, Monsieur Laurent Cardona, qui laissait un mauvais souvenir aux supporters bordelais…

 

 

Le résumé

 

 

Ce match sera un combat. Bordeaux, bien entré dans cette rencontre, joue large et rapide, tout en se montrant bon dans le jeu de touche et la mêlée. Dès la 8ème minute, Monsieur Cardona va vouloir assoir son autorité en s’adressant à Yann Lesgourgues : « On ne va pas passer 80 minutes à râler. Jouez, vous avez déjà beaucoup à faire, sinon ça ne va pas bien se passer ». Le ton est donné. Malgré cela, et très honnêtement, l’arbitrage de l’homme en vert sera irréprochable en première période. C’est Oyonnax qui va ouvrir la marque par un essai de Donguy à la 11ème minute, qui sera transformé ensuite par Urdapilleta.

 

Sur le banc pourtant, le manager d’Oyonnax s’énerve « On fait de la merde, ça m’emmerde. La belle équipe de Bordeaux essaye de nous faire sortir du truc, ça m’emmerde, on n’est pas dans le combat ». La balle au pied qui va suivre va confirmer ses dires. Metuisela Talebula récupère et arrive à transmettre dans la course de Darly Domvo qui se défait et résiste à cinq adversaires, avant d’aplatir derrière la ligne ! Un essai tout en puissance et en vitesse ! Bordeaux égalise (7-7).

 

 

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Les bordelais profitent de quelques fautes, notamment en touche, et récupèrent des ballons d’attaque. 18ème, des suites d’un bon travail de mêlée, nous récoltons une pénalité, réussie par Pierre Bernard (7-10). Vincent Etcheto est interrogé sur le bord du terrain. « On est bien parti, il faut tenir le rythme. On a fait une très belle entame où on n’est pas récompensé. C’est cher payé, ils ne sont pas venus souvent chez nous, puis on a réagi. Le climat est bon, on est dans les clous de c qu’on veut faire, mais ça va être très difficile”.

 

Bordeaux continue et Oyonnax est sanctionné sur une mêlée ; Etcheto demande de prendre les points (24ème). Bernard s’exécute du centre du terrain (48 mètres) ; c’est réussi .7-13. Oyonnax reviendra à égalité sur deux pénalités d’Urdapilleta. Et, sur la remise en jeu et le coup de pied de Pierre Bernard, Blair Connor se jette et balance le ballon en arrière, qui arrive à Darly Domvo. Le jeune bordelais fixe et envoie Félix Le Bourhis prendre de vitesse ses adversaires et aplatir derrière la ligne à son tour ! Derrière, Bernard transforme et donne un avantage conséquent à son équipe. 38ème minute, Bernard récidive d’un drop très bien construit et passe la balle entre les poteaux. Bordeaux mène de dix points.

 

C’est une mi-temps presque parfaite de nos joueurs qui ont su ne pas commettre de petites fautes bêtes, tout en étant réalistes. Seulement, il reste quarante minutes, et Pierre Bernard ne s’y trompe pas : « C’est loin d’être une finalité, il faut repartir en se disant qu’on est à 0-0. On nous a provoqués, mais on avait la niaque. Ça va être compliqué en seconde, il faut qu’on soit très discipliné. Il vont vouloir remonter pour gagner ». Même discours pour Vincent Etcheto : « Il faudra être discipliné et patient en défense, il y aura des turnovers et des actions à jouer, car ils laissent beaucoup d’énergie en attaque ».

 

 

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La seconde période sera très difficile à vivre pour nos cœurs fragiles et bordelais. L’UBB sera sanctionné par quelques petites fautes en mêlée ou dans l’opposition. Une image nous a frappés ; Monsieur Cardona explique l’une de ses décisions et Louis-Benoit Madaule vient donner son avis. Immédiatement, l’arbitre se tait et lui lance un regard noir, notre avant répliquant par un « Ok », en reculant ensuite et s’éloignant de la scène de crime. Pas de doute, il n’y a pas de place à la discussion avec l’homme en vert ce soir.

 

Les pénalités continuent et Oyonnax reprend du terrain. Bordeaux ne fait que défendre et n’avance plus. C’est plus ou moins bien fait mais un gros placage verra le genou de Darly Domvo tourner à vingt minutes de la fin. C’est probablement les croisés, qui l’éloignerait des terrains pour plusieurs mois. Nos joueurs n’avaient pas besoin de ça, et, clairement, ils ont pris un coup de massue derrière la tête. En face, les pénalités s’enchainent et nos adversaires repassent devant. Pierre Bernard aura l’occasion de donner un point d’avance à l’Union mais cela passe à côté des poteaux. Une dernière pénalité à cinq minutes de la fin du temps réglementaire viendra donner un avantage définitif à l’équipe receveuse. L’une de ces dernières pénalités – la faute de Baptiste Serin – est discutable car le joueur essaye en retombant d’éviter son adversaire… Mais ce sera déjà trop pour l’arbitre en place.

 

Bordeaux repart donc avec un point de bonus défensif mais au vu de la première période, nous nourrissons de très grands regrets. A vif, mais tout en étant tout de même assez respectueux, Félix Le Bourhis laissera parler son cœur.

 

 

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La réaction

 

 

« Je sais que je vais me faire taper sur les doigts. Mais en deuxième mi-temps, on n’a aucune pénalité de sifflée pour nous. On nous demande de prendre nos responsabilités, d’être des joueurs professionnels…  Mais on ne peut pas gagner à l’extérieur dans ce championnat, ce n’est pas possible. Il va falloir qu’on m’explique toutes ces pénalités… Je félicité Oyonnax, ce n’est pas le problème, mais cet arbitre, c’est impossible… C’est plus que de la frustration, on a un joueur qui se casse le genou, on a un arbitre qui ne nous arbitre pas. On veut faire du jeu mais on ne peut pas gagner à l’extérieur ».

 

Le commentateur de Rugby +, lui, après avoir appelé Darly « Charly » tout le match, et Blair Connor O ‘Connor, dira de la réaction de Félix : « Il faut que les bordelais se donnent plus des moyens que des excuses ».

 

 

La feuille de match

 

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Les équipes de départ

 

 

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