[Interview] Cameron Woki : “Le projet de l’UBB est très intéressant”

Cameron Woki fait partie des nombreux jeunes internationaux français, sur lesquels l’Union Bordeaux-Bègles a misé la saison prochaine et les suivantes, pour faire avancer le club et le pérenniser. Avec un contrat Espoirs de trois saisons, le jeune troisième ligne de 18 ans, s’inscrit donc dans la durée pour continuer à progresser, et ce après une excellente formation à Massy, d’où de nombreux joueurs de qualité sont sortis. Déjà surclassé en équipe de France U20, nous vous proposons de découvrir plus en détail ce jeune joueur qui s’annonce prometteur. Interview.

 

 

A quand remontaient les contacts avec l’UBB ?

Les premiers contacts remontent à il y a un an, le club était intéressé par moi mais j’ai préféré rester à Massy une année de plus pour pouvoir progresser d’avantage avec le groupe de la Fédérale 1 Élite.

 

Avec qui as-tu eu des contacts ?

J’étais en contact avec le président, Monsieur Marti. Il y avait d’autres clubs d’intéressés par mes services. Mais le projet de l’UBB est très intéressant et ce qu’ils essayent de produire avec les jeunes depuis quelques années a fait que mon choix se dirigeait plus vers Bordeaux qu’un autre club.

 

A Massy tu as côtoyé Andrew Chauveau, passé par le centre de formation de l’UBB. T-a-il donné des conseils dans ta réflexion ?

Andrew ne m’a dit que des choses très positives concernant le club, oui. D’ailleurs, il est content pour moi, de ma signature à Bordeaux.

 

 

Peux-tu te présenter aux supporters de ton nouveau club ? Qu’est-ce qui t’a amené au rugby, est-ce un héritage familial ?

Alors, je m’appelle Cameron Woki comme vous le savez, j’ai 18 ans et j’ai commencé le rugby à l’âge de 8 ans. C’est mon grand frère qui m’a amené au rugby. Je ne connaissais pas du tout ce sport à l’époque. Je suis parti voir l’un des entraînements et j’ai tout de suite adoré. J’ai fait mes débuts au club de Bobigny pendant trois ans et puis je suis parti à Massy.

 

Cette saison, l’UBB a décidé d’intensifier sa politique de jeunes, en recrutant énormément d’internationaux en devenir (Decron, Dufour, Roumat, Vigne…), notamment des joueurs que tu dois connaitre de sélection. Est-ce que cela a pesé dans ton choix ?

Oui, j’ai la chance de les côtoyer en sélection. Cela dit, non, cela n’a pas pesé dans mon choix, même si je trouve que c’est une bonne chose pour le club et pour l’équipe. Je suis content de pouvoir jouer avec ces joueurs l’année prochaine.

 

D’ailleurs tu dois aussi connaître quelques joueurs de l’équipe espoir, puisque tu as déjà été appelé en équipe de France U20. Comment as-tu vécu cette première compétition ?

J’ai eu la chance de disputer deux matchs des 6 Nations cette année et c’est une expérience incroyable. Ça a été une surprise pour moi d’intégrer le groupe U20. C’est toujours une fierté immense de représenter son pays et de porter le maillot de l’Équipe de France.

 

Malgré cette présence lors du Tournoi des 6 Nations, tu n’as pas été retenu pour la Coupe du Monde U20 en Géorgie…

Malheureusement, je me suis blessé lors du match contre l’Irlande U19 à Mérignac. Je n’ai donc pas pu postuler pour la Coupe du Monde U20 cette année. Ça a été une déception car la Coupe du Monde était l’un de mes objectifs cette saison.

 

 

Depuis sa prise de fonction Guy Novès a pris pour habitude de convier quelques jeunes à fort potentiel aux séances d’entraînement du XV de France. En février dernier tu as eu la chance de participer à une séance aux côtés des joueurs du XV de France. Peux-tu nous raconter cette expérience ?

J’ai passé toute une semaine au sein du XV de France lorsqu’il préparait le premier match des 6 nations contre l’Angleterre. Je me suis entraîné avec eux et j’ai plus particulièrement bossé la touche ; c’est le domaine où je suis le plus à l’aise. Pouvoir faire tout ça avec de grands joueurs internationaux, c’est une chance. J’ai pu discuter avec les joueurs et surtout apprendre de leur expérience.

 

Tu seras probablement, dans un premier temps, utilisé avec les Espoirs, champions de France 2015-2016 et ayant disputé les phases finales cette année. On imagine que la formation bordelaise a été un élément prédominant dans ton choix de nous rejoindre ?

Tout à fait. L’équipe Espoir de l’Union Bordeaux-Bègles est une très bonne équipe et elle le montre depuis quelques années, ce qui a forcément favorisé mon choix. C’est toujours un avantage de jouer dans une grande équipe.

 

Est-ce que tu as un modèle à ton poste ? Peux-tu jouer à tous les postes de la troisième ligne ? Et quel « type » de rugby apprécies-tu ?

J’adore le style de jeu de James Haskell. Je joue troisième ligne aile et je peux jouer aussi deuxième ligne. En ce qui concerne le type de rugby, j’apprécie plutôt le rugby avec du grand jeu.

 

A ton poste, l’effectif de l’UBB est assez fournie (Chalmers, Tauleigne, Goujon, Braid, Diaby). Certains comme Loann Goujon ou plus récemment Marco Tauleigne, ont déjà connu des sélections ou effectué des stages de préparation. Les connais-tu un peu ?

Oui, je connais Loann Goujon grâce à ma semaine avec le XV de France notamment. Ce sont tous des joueurs avec de l’expérience, j’ai beaucoup à apprendre d’eux au niveau du poste.

 

 

Après plusieurs années à Massy, tu vas découvrir une autre région…

Je suis un pur Parisien, je vais devoir m’habituer à ma nouvelle vie, au climat et à la ville. Je serai en permanence à Bordeaux, puisque je serai hébergé au centre de formation.

 

Tu es encore jeune et mais tu as déjà de bonnes expériences, notamment internationales. Tu dois encore certainement progresser sur certains points ?

Je suis plutôt un joueur aérien, ce qui est mon point fort. Je dois continuer à travailler sur mon déplacement notamment, et les enchaînements de tâches sur le terrain.

 

As-tu un plan de carrière ?

Tout se fera progressivement, je n’ai que 18 ans. Pour les professionnels, je me donnerai les moyens d’y arriver et de pouvoir saisir ma chance.

 

Ton club de Massy est reconnu pour être un club formateur de qualité, bien qu’évoluant uniquement en Fédérale 1. De nombreux joueurs sont sortis de ce club comme Mathieu Bastaraud, Yacouba Camara, Gregory Lamboley et plus récemment Judicaël Cancoriet et Sekou Macalou ou Elies El Ansari, qui vient de s’engager avec le Stade Français. Comment expliques-tu ce succès ?

Oui, Massy est un club formateur qui forme les joueurs dès leur plus jeune âge au centre de formation et les font progresser pour qu’un jour ils goûtent à l’équipe première. C’est une méthode de formation qui fonctionne en vue des joueurs qui y sont sortis.

 

 

Afin de découvrir un peu plus Cameron, nous lui avons proposé un portrait chinois.

 

Si tu étais…

…un animal ? Un léopard.

…un objet ? Un ballon.

…une série télé ? Prison Break.

…un plat ? Un bon steak.

…un pays ? L’Australie.

…une couleur ? Le bleu.

…un livre ? Harry Potter.

…un chanteur ? Drake.

…un héros ? Superman.

… un vêtement ? Un sweat à capuche.

…un bonbon ? Un arlequin.

…un jeu vidéo ? Fifa.

…un sport ? Le rugby.

…un fruit ? La mangue.

…un légume ? La carotte.

…un film ? Le loup de Wall Street.

…une star ? Will Smith.

…une arme ? Un lance-roquette.

…une devise ? “Prends toujours pour exemple celui qui a réussi, et non celui qui parle beaucoup”.

…un élément ? L’eau.

…un bruit ? Une alarme.

…un autre joueur de rugby ? Ardie Savea.

… une mauvaise règle du rugby ? L’en-avant repris devant.

…un autre joueur de l’UBB ? Adam Ashley-Cooper, parce que j’ai toujours rêvé d’être un 3/4.

 

Nous tenons à remercier Cameron pour sa disponibilité et le temps qu’il nous a accordé pour répondre à nos questions, cela bien qu’il soit en pleine période de révisions du baccalauréat. Nous lui souhaitons d’ailleurs une franche réussite pour cet examen important et attendons avec impatience de le voir évoluer sous le maillot de l’UBB la saison prochaine.