Dimitri Yachvili : “On va voir s’ils arrivent à s’installer dans la hiérarchie européenne”

Interrogé dans les colonnes de Sud-Ouest, Dimitri Yachvili a livré une analyse très complète sur ce qui a fait la force de l’Union Bordeaux-Bègles la saison passée. L’ancien demi de mêlée international a notamment insisté sur l’équilibre global de l’effectif girondin, trop souvent résumé à la seule qualité de sa ligne arrière, mais qui a su construire ses succès sur une véritable solidité collective, notamment dans le combat d’avants :
“Déjà, la ligne de trois-quarts évidemment, avec cette charnière. Mais on parle beaucoup de ces joueurs alors que c’était une équipe très bien équilibrée entre l’aspect offensif et le combat. Devant, ça ferraillait quand même, ça s’envoyait dans les tâches ingrates ! La deuxième ligne par exemple a été remarquable, à commencer par l’Argentin Guido Petti qui a quitté le club cet été. Ils sont bien partis cette année puisque l’UBB est l’une des deux équipes à avoir pris dix points, alors qu’elle est attendue partout avec le statut de champion. On va voir s’ils arrivent à s’installer dans la hiérarchie européenne”.
Dans la continuité de son analyse, Dimitri Yachvili est également revenu sur la finale de Top 14 perdue face au Stade Toulousain. Une rencontre qui, selon lui, s’est jouée sur des détails, mais qui confirme le statut désormais installé de l’UBB parmi les références du championnat :
“Déjà, la dernière finale se joue à pas grand-chose ! Si l’UBB gagne, il n’y a pas scandale. Pour cette saison, si on prend les effectifs, Toulouse et l’UBB sont au-dessus. Après, d’autres équipes peuvent entrer dans la danse. Toulon n’a pas la même marge de manœuvre, un ou deux blessés à des postes clés et ce n’est pas la même. Pau est très régulier. Ils font un peu la même saison que Bayonne l’an dernier. Tout peut arriver pour eux, même si les phases finales, c’est une autre approche. Il faut de l’expérience, des joueurs solides mentalement”.

