Patrice Collazo : “Quand vous jouez des équipes de ce niveau-là, le danger vient de partout”

     

    À quelques heures du déplacement du Racing 92 sur la pelouse de Chaban-Delmas, la pression monte autour d’une affiche qui s’annonce comme l’un des chocs de cette journée de Top 14. Face à une Union Bordeaux-Bègles toujours aussi redoutable à domicile et portée par sa récente dynamique européenne, les Franciliens savent qu’ils auront fort à faire. En conférence de presse, dans des propos repris par Le Figaro, le manager ciel et blanc Patrice Collazo a livré son analyse de l’adversaire girondin, conscient de l’ampleur du défi qui attend son équipe :

    “Ils ont le même nombre de victoires que nous (7) et une défaite de plus (6 contre 5 et un nul) mais avec les bonus… On sait où on met les pieds : chez une équipe championne d’Europe avec très peu de mouvement dans son effectif. L’UBB, c’est un style de jeu marqué sur la transition, le jeu dans la verticalité, dans la profondeur. Des facteurs X aux postes 9 et 10, en plus des ailiers…”.

    Si l’homme en forme du moment, Matthieu Jalibert, attire naturellement les regards, Patrice Collazo refuse de réduire la menace bordelaise à un seul nom. Pour le technicien francilien, l’UBB dispose de trop d’armes offensives pour se focaliser uniquement sur son ouvreur international. Il l’explique sans détour, en insistant sur la richesse et la diversité des menaces proposées par le collectif girondin :

    “On peut faire un plan anti-Jalibert. Mais si on fait un plan anti-Jalibert, pourquoi on ne ferait pas un plan anti-Lucu ? Un plan anti-Bielle-Biarrey ? Un plan anti-Penaud ? Ça fait beaucoup de plans (il rit). On fonctionne plutôt avec une thématique sur la semaine. Comment aborder le match, sous quel angle, avec quelle mentalité, sur quel truc mettre le focus ? Quand vous jouez des équipes de ce niveau-là, le danger vient de partout. Car on parle beaucoup de leurs trois-quarts, mais, à domicile, ils sont capables de se retrouver sur du jeu d’avant. Ce qui est certain en revanche, c’est que si le match tombe dans un rugby un peu chaos, ça peut vite tourner à leur avantage…”.