Yannick Bru : “Ce qui est intéressant depuis deux mois, c’est que le match le plus important, c’est toujours celui qui arrive”

     

    Interrogé par Sud-Ouest, le manager de l’Union Bordeaux-Bègles, Yannick Bru, est revenu sur la complexité et la densité de la poule dans laquelle évolue son équipe en Champions Cup. Conscient des spécificités du format actuel de la compétition et de la forte concurrence au sein de ce groupe très relevé, il a souligné l’équilibre des forces en présence et l’incertitude qui demeure avant la dernière journée :

    “Ce sont les avantages et les inconvénients de la formule. Entre ceux qui jouent la compétition et ceux qui ne la jouent pas. En tout cas, dans notre poule, on se retrouve avec une densité de qualité en termes d’équipes qui disputent la compétition. C’est la spécificité de la poule 4. On est trois à pouvoir prétendre à la 1re place. On est conscients de pouvoir renverser la photo complètement sur le dernier match”.

    Le manager girondin a également élargi son propos à l’enchaînement particulièrement exigeant des rencontres disputées par l’UBB depuis le début de la saison, entre Champions Cup et Top 14. Il a insisté sur la pression constante imposée par ce calendrier chargé, où chaque match devient crucial dans la gestion des efforts et des ambitions :

    “La semaine dernière, le match le plus important, c’était Northampton. Là, le match le plus important, ça va être Bristol. Et la semaine prochaine, le match le plus important, ça va être le Stade Français (en Top 14). Je crois que cette année, nous sommes dans deux compétitions qui nous prennent à la gorge. Je maintiens que pour l’UBB, c’est un honneur de disputer la Champions Cup, et on la joue à fond. En termes d’énergie, c’est complexe parce que le Top 14 est d’une densité qu’on a rarement vue cette année. On a joué 17 matchs à ce jour alors que les clubs anglais en ont joué 12. Aucune équipe n’a de marge de manœuvre. Donc en fait, ce qui est intéressant depuis deux mois, c’est que le match le plus important, c’est toujours celui qui arrive”.