Fabien Galthié : “Je suis certain qu’ils reviendront avec nous”

     

    Interrogé dans les colonnes de L’Équipe, le sélectionneur national Fabien Galthié a longuement justifié ses choix forts et assumés, notamment sa décision de se passer de cadres expérimentés comme Grégory Alldritt, Gaël Fickou et Damian Penaud, pour lancer une nouvelle dynamique au sein du groupe tricolore :

    “Ce sont aussi toujours des joueurs importants du second mandat. Mais une sélection est une photo à l’instant T. Il faut être juste, créer une émulation et une concurrence. Il y a une approche psychologique rassurante, accompagnante, proche de ce qu’on appelle la confiance mais il faut aussi être ouvert à d’autres potentiels que je sens aussi forts que ceux que j’ai lancés en 2020. Des potentiels que les gens ne connaissent pas encore forcément. Encore une fois, le plus important c’est d’être juste. Et c’est le cas pour ces trois joueurs”.

    Dans le même entretien, le patron des Bleus est également revenu plus largement sur la notion de statut au sein du groupe France et sur la philosophie qui guide ses choix en matière de sélection, entre mérite, concurrence et renouvellement :

    “Ça veut dire quoi être indiscutable en équipe de France ? C’est une bonne question, mais je n’ai pas la réponse. La règle de ce jeu et de la sélection, c’est la place à ceux qui le méritent. Eux l’ont mérité énormément et ils le mériteront sûrement dans le futur. Je suis certain qu’ils reviendront avec nous. À aucun moment, il n’y a une remise en question de ce qu’ils ont pu faire avec nous. Mais d’autres évoluent à côté, émergent, poussent, grandissent et sont convaincants en club. On doit prendre des décisions qui vont leur permettre de porter le maillot, leur donner la possibilité de rentrer dans la dynamique. Ils sont prêts. Mais il reste encore une journée de championnat (24 et 25 janvier) d’ici le rassemblement avec les risques de blessure que vous connaissez… Pour le moment, on parle d’une équipe de France qui va potentiellement se réunir à Marcoussis. Elle n’existera réellement qu’après ce week-end, mais on est habitués à vivre avec ces contraintes”.