Ugo Mola : “Il y a le même nombre d’occasions dans la zone de marque des deux côtés, sauf que les Bordelais ont été beaucoup plus réalistes”

     

    Interrogé par L’Équipe, le manager toulousain Ugo Mola est revenu avec lucidité sur la performance de ses joueurs face à l’Union Bordeaux-Bègles. Il a notamment pointé du doigt certains choix stratégiques qui ont coûté cher à son équipe, tout en saluant le réalisme bordelais et en mettant en avant l’état d’esprit affiché malgré la défaite :

    “Il y a quelques choix malheureux stratégiquement qui nous coûtent un peu cher. Bravo aux Bordelais de les avoir convertis en points. Je pense qu’il y a le même nombre d’occasions dans la zone de marque des deux côtés, sauf que les Bordelais ont été beaucoup plus réalistes. C’est un peu frustrant au regard de l’engagement. Ce qui est plutôt satisfaisant, c’est qu’on va pouvoir construire sur cette période de doublons en termes d’état d’esprit”.


    Dans la suite de son analyse, Ugo Mola s’est également attardé sur les moments clés de la rencontre, notamment la fin de première période et l’écart qui s’est creusé en seconde mi-temps. Il a insisté sur les erreurs stratégiques à des instants décisifs, tout en reconnaissant la pression exercée par l’Union Bordeaux-Bègles et en projetant déjà son équipe vers les prochaines échéances :

    “Cette fin de première mi-temps doit finir à notre avantage. Le niveau de la stratégie n’a pas été à la même hauteur que le niveau d’engagement sur des petits moments clés. Il y a deux situations de marque pour nous où tu te retrouves 90 mètres derrière à devoir cravacher pour sortir de ton camp. C’est à mettre au crédit de Bordeaux qui nous a mis sous pression. Ça ne vous a pas échappé que le match avait une importance un peu plus mesurée nous concernant sur le plan comptable (Toulouse est leader avec 10 points d’avance sur son dauphin, Montpellier). Mais ces 40 points à l’extérieur sont un peu lourds. On va rentrer, baisser la tête et travailler pour essayer de battre l’équipe de Montpellier qui fait un second très sérieux et très costaud”.