Ugo Mola : “Je déplore juste quand sa tête est passée sur le grand écran et qu’on n’a pas trouvé autre chose que de siffler un mec que tout le monde encense par ailleurs…”

     

    Interrogé par L’Équipe, le manager toulousain Ugo Mola est revenu avec franchise sur les maladresses et le manque de réalisme de son équipe lors de la rencontre face à l’Union Bordeaux-Bègles. Il a notamment souligné la qualité de l’engagement global, tout en regrettant les nombreuses imprécisions dans les moments clés, qui ont empêché ses joueurs de concrétiser leurs temps forts et ont laissé des opportunités à l’adversaire :

    “Le match était, dans l’engagement, d’un bon niveau. C’est ce qui a mis les équipes sous pression. Le déchet nous coûte cher. On n’arrive pas à punir cette équipe de Bordeaux-Bègles dans les moments critiques. Sur la fin de première mi-temps, on avait les opportunités. Malheureusement, tu ne marques pas. Et à ce jeu quand tu ne marques pas, tu donnes de l’espoir à l’adversaire, surtout quand il joue à ce niveau”.


    Dans la continuité de son intervention, Ugo Mola s’est également exprimé sur la prestation de son demi d’ouverture international Romain Ntamack, qui effectuait son retour à la compétition après deux mois et demi d’absence. Le technicien toulousain a salué la performance globale de son joueur, tout en évoquant sa gestion physique et en déplorant la réaction du public à son égard :

    “Je l’ai trouvé bien à part un jeu au pied à la fin qu’il manque un peu. Franchement, je l’ai trouvé plutôt alerte, intéressant dans sa qualité de passe, dans sa capacité à nous faire jouer. Je déplore juste quand sa tête est passée sur le grand écran et qu’on n’a pas trouvé autre chose que de siffler un mec que tout le monde encense par ailleurs… C’est tellement dramatique la société dans laquelle on vit et le niveau de bêtise de certains environnements… Pour revenir à Romain, après deux mois et demi, franchement j’aurais signé pour les 55 minutes qu’il a pu réaliser. On va le réexposer le week-end prochain. Quand tu n’as pas joué depuis trois mois et demi, que tu t’es fait un rein, un ischio, ce n’est pas neutre. Il ne s’est pas fait une petite déchirure, il a eu une fracture du rein. On a pris le temps. Il avait tellement envie de raccrocher les wagons de l’équipe de France, et à juste titre, qu’il a eu un petit pépin (au mollet). Ça fait trois mois (loin des terrains) qui seront profitables pour la fin de saison ».