Maxime Lucu : “Il y avait assez ces semi-ballons entre les 40 et les 40 où il ne fallait pas trop s’exposer”

Interrogé par L’Équipe, notre demi de mêlée international Maxime Lucu est revenu avec précision sur les moments clés de la rencontre face au Stade Toulousain. Il a notamment mis en lumière les situations de jeu intermédiaires, où la gestion du risque s’avère déterminante, ainsi que l’importance de trouver le bon équilibre entre initiative et maîtrise face à une équipe capable de sanctionner la moindre erreur :
“Il y avait assez ces semi-ballons entre les 40 et les 40 où il ne fallait pas trop s’exposer. On l’a fait une fois avec Mathieu (Jalibert) qui relance. Au final, on perd le ruck avec le grattage de Jack Willis, qui est l’énorme menace qu’on connaît dans ce Top 14. Derrière, il y a trois passes sur l’extérieur et ils marquent (par Romain Ntamack à la 32e). Il fallait trouver un équilibre”.

Dans la continuité de son analyse, Maxime Lucu s’est également exprimé sur la stratégie défensive mise en place par l’Union Bordeaux-Bègles au cours de cette rencontre. Il a insisté sur l’intensité du combat, à la fois physique et mental, ainsi que sur les ajustements réalisés par rapport aux précédentes confrontations, notamment en ce qui concerne la gestion des zones de ruck et la récupération des ballons :
“Quand ils attaquaient, on essayait de les plaquer à deux parce qu’ils tentaient de faire beaucoup d’offloads. Et quand leurs soutiens étaient en retard, on avait l’opportunité de contester pour avoir des ballons de récup. C’était une guerre psychologique par rapport à ça, mais aussi physique et mentale. En finale (de Top 14, perdue 39-33 après prolongations l’an passé), on avait pris une leçon sur les regroupements et on avait eu du mal à mettre en place notre jeu. Donc, on l’avait ciblé. Par moments, on a réussi. À d’autres, on s’est fait contrer. Mais aujourd’hui, on a été plutôt efficace ».
