Invité du podcast
UBBistes, notre manager Yannick Bru a
longuement évoqué l’évolution de l’équipe, aussi bien dans son
identité de jeu que dans les choix effectués en matière de
recrutement. Il a notamment insisté sur la nécessité de conserver
une certaine continuité dans les convictions tout en apportant des
ajustements progressifs, en lien avec les profils de joueurs et les
exigences du très haut niveau :
“Quand tu prévois un plan de jeu, il reflète
aussi tes convictions. C’est difficile de dire qu’on va les changer
en année 3 et partir sur des convictions totalement différentes. Je
pense que ça serait une erreur et que ça perturberait beaucoup les
joueurs. On a des forces réelles à l’UBB et ces forces, comme je le
dis souvent, elles sont basées sur un niveau d’effort que le grand
public ne voit peut-être pas, mais nous oui avec nos méthodes
d’analyses et ce sur quoi on objective les joueurs que l’on tracke
vraiment. Ces efforts, ils sont alignés à un niveau de fraîcheur,
d’intensité et on est en dessous de nos standards, qui étaient les
nôtres les deux dernières années, dernièrement en Top 14, pas en
Champions Cup. Oui, il y a une adaptation du projet de jeu à la
marge, on a fait évoluer pas mal de choses. Oui, il y a la volonté
d’avoir une Union Bordeaux-Bègles un peu plus tout terrain, je
pense que c’est en train de se mettre en place. C’est une évolution
qui prend du temps. J’ai la sensation que notre pack évolue,
travaille bien. Notre mêlée a franchi un cap cette année, notre
contre en touche, parce que ce n’est pas que Cameron
Woki, même si évidemment il a remplacé Guido
Petti avec beaucoup de succès, mais il y a aussi une
complicité autour de lui. Pour qu’un sauteur décolle, il faut qu’il
y ait deux joueurs autour qui aient la même idée au même moment
pour le lever. Il y a toute une stratégie autour et on ne peut pas
réduire tout le travail de Shaun Sowerby et des
autres joueurs à juste un joueur. Notre pack est en train
d’évoluer, ça correspond à une mutation que l’on a souhaitée,
ciblée et préparée avec Laurent Marti, en termes
de recrutement. On aimerait que Jean-Luc Du Preez
soit plus souvent là avec nous. On aurait aimé que Gaëtan
Barlot ne se fasse pas opérer des cervicales. Ce sont deux
recrues qui n’ont pas donné la pleine mesure de leur potentiel. Sur
le plan du pack, peut-être qu’on ne le perçoit pas de l’extérieur,
mais je sens qu’il y a une évolution qui s’est faite. Dans notre
jeu collectif global, on a aussi besoin de trouver un nouveau
souffle, mais il est aussi lié à un niveau d’effort que l’on n’a
peut-être pas toujours consenti cette année quand les matchs
n’étaient pas sexy”.