Aurélien Cologni : “À chaque fois qu’il y a un duel aérien, on jette un peu la pièce en l’air, suivant où elle tombe, on passe en attaque ou en défense”

Invité de l’émission 100% UBB sur les ondes d’ICI Gironde, l’entraîneur de la technique individuelle de l’Union Bordeaux-Bègles, Aurélien Cologni, s’est attardé sur un secteur souvent déterminant dans les matchs de très haut niveau : la gestion des ballons aériens. Il a expliqué en quoi ces situations pouvaient influencer directement les phases de transition et conditionner l’équilibre entre attaque et défense :
“La discipline et il y aura forcément à la source de tout ça, ces duels aériens. À chaque fois qu’il y a un duel aérien, on jette un peu la pièce en l’air, suivant où elle tombe, on passe en attaque ou en défense. Il y a des transitions qui se font sur la retombée du ballon, que ce soit sur les jeux au pied offensifs ou défensifs, on ne sait pas si on va rester en attaque ou en défense. Cette remobilisation, que l’on doit avoir de suite quand le ballon a choisi son camp, est essentielle pour ne pas rester dans le désordre. Souvent, ça crée du chaos et du désordre et les deux équipes de ce week-end apprécient ce jeu-là pour pouvoir punir l’adversaire. Je pense que ces phases-là seront aussi nourries par les duels aériens qui vont donner la primeur du ballon à l’une ou l’autre des équipes”.
Dans la continuité de son analyse, le technicien girondin a également insisté sur l’importance croissante de ce secteur dans le rugby moderne. Selon lui, la maîtrise des duels aériens constitue aujourd’hui un levier majeur pour installer une domination territoriale et mettre sous pression l’adversaire :
“Des équipes qui sont redoutables sur ces points-là et Toulouse l’est, Pau l’est, ce sont des équipes qui construisent aussi leur jeu là-dessus avec le gain du ballon et le gain territorial, la construction de la pression sur l’équipe adverse. C’est beaucoup de points positifs aujourd’hui, qui font que si l’on a des joueurs qualitatifs dans les airs, on est capables de récupérer des ballons, de construire la pression sur l’adversaire et de s’offrir aussi des capacités de breaker et marquer. C’est tout à l’avantage de l’équipe qui maîtrise ces phases de jeu. On a beaucoup bossé dessus, on commence à être beaucoup mieux. Derrière, ça génère des situations d’avancée ou de troubles dans les défenses adverses, qui sont très compliquées à manœuvrer quand on a pris l’eau”.
