Aurélien Cologni : “Je ne suis pas sûr qu’ils nous accueillent en nous laissant les quatre ou les cinq points d’office”

Invité sur le plateau de l’émission Top Rugby, diffusée sur les antennes de TV7, notre entraîneur des attitudes au contact, Aurélien Cologni, est revenu sur l’importance de rapidement tourner la page de la Champions Cup afin de se reconcentrer pleinement sur le Top 14. Il a notamment insisté sur les différences profondes entre les deux compétitions, rappelant que le championnat français exige une constance et une endurance de tous les instants dans une saison particulièrement éprouvante :
“C’est une autre compétition, c’est moins exotique. Le Top 14, c’est beaucoup plus rude, c’est un vrai marathon, il faut se replonger dans cet état d’esprit pour aller faire quelque chose à Bayonne parce qu’on en a besoin. Sinon, on risque de sortir des six et ça sera plus compliqué […] Il faut gérer cette fin de saison, qui s’annonce difficile pour nous, mais intéressante. À partir de là, on sait que l’on n’est pas dans les mêmes dispositions que l’année dernière”.

Dans la continuité de son analyse, Aurélien Cologni s’est également exprimé sur le déplacement périlleux qui attend l’Union Bordeaux-Bègles sur la pelouse de l’Aviron Bayonnais. L’entraîneur bordelais a souligné le caractère et l’identité forte des équipes basques, tout en mettant en garde ses joueurs contre l’intensité du combat qui les attendra à Jean-Dauger, malgré une équipe bayonnaise qui n’a plus grand-chose à jouer au classement :
“Ce sont des équipes qui ont du tempérament, de l’ADN, on voit notre capitaine qui est basque, on voit comment il se comporte sur le terrain. Quand il n’a rien à gagner ou à jouer, il joue à fond. On sait très bien que l’on va être attendu à Bayonne, même s’ils n’ont plus rien à jouer, objectivement. Par contre, je ne suis pas sûr qu’ils nous accueillent en nous laissant les quatre ou les cinq points d’office. On sait qu’il y aura un combat dur. C’est un public qui est derrière son équipe et son club. Ils ont besoin non pas de se rassurer, mais de se racheter un peu. Il faut être prévenu que ça va être très compliqué, surtout sur l’entame de match et sur la première mi-temps”.
