Romain Buros : “Dans le groupe, on est à peu près tous dans cette situation-là, quand on est en finale, on veut la gagner”

Invité de l’émission 100% UBB sur les ondes d’ICI Gironde, notre arrière international Romain Buros est revenu sur les enseignements retenus par l’Union Bordeaux-Bègles après la victoire en finale de Champions Cup la saison passée. Fort de cette expérience réussie au plus haut niveau européen, il estime que le groupe avait particulièrement bien préparé ce rendez-vous, aussi bien sur le plan stratégique que mental. Romain Buros rappelle toutefois qu’une finale reste un match à part, où il faut savoir accepter les temps faibles et rester soudés face aux moments de difficulté imposés par un adversaire de très haut niveau :
“Globalement, on a plutôt retenu que l’on avait très bien préparé le match la saison passée, il faut aussi savoir que c’est une finale donc l’équipe qu’il y a en face sera aussi forcément très performante. On sait qu’il y aura des moments plus difficiles dans le match, il faudra être capable de faire le dos rond par moments et rester solidaires et en gardant confiance. C’est une équipe qui trouvera forcément des failles chez nous. On parle aussi beaucoup d’engagement et d’énergie parce qu’on a beau parler de toute la stratégie que l’on veut, en faisant les efforts nécessaires que ce soit dans le combat dans les courses… On sera forcément dans le match”.
Il est également revenu sur l’état d’esprit qui anime le groupe bordelais au moment d’aborder cette nouvelle finale européenne. Malgré la fierté de disputer régulièrement les plus grands rendez-vous, Romain Buros reconnaît que les défaites vécues en finale de Top 14 ont laissé des traces et renforcé encore davantage la volonté du groupe de concrétiser ses efforts par un titre. Pour lui, participer à une finale ne suffit pas : seule la victoire permet réellement d’en profiter pleinement :
“Je ne dirais pas que la semaine de la finale on profite. Le fait de gagner permet de profiter, mais aujourd’hui j’avoue que d’avoir perdu deux finales de Top 14, je n’ai pas la sensation d’avoir profité de quoi que ce soit. Peut-être que dans 20 ans, je me dirais que c’était cool d’avoir joué deux finales de Top 14 sans les avoir gagnées. Mais à l’heure actuelle, jouer des finales, ce n’est pas quelque chose qui me fasse me réjouir de quoi que ce soit. Je pense que dans le groupe, on est à peu près tous dans cette situation-là, quand on est en finale, on veut la gagner”.
