Yannick Bru : “Ils ont ajouté une dimension physique très forte, presque sud-africaine, dans leur jeu”

     

    Interrogé par Rugbyrama, notre manager Yannick Bru est revenu sur la progression de son équipe depuis la victoire en Champions Cup à Cardiff la saison passée, dans un contexte où l’Union Bordeaux-Bègles cherche désormais à s’inscrire durablement parmi les références européennes. Le technicien bordelais a insisté sur la continuité du projet, la montée en exigence du groupe et la capacité à enchaîner les performances face aux meilleures équipes du continent. Il a également rappelé le niveau d’adversité rencontré tout au long du parcours jusqu’à cette nouvelle finale :

    « Depuis le début, notre objectif est de construire une performance durable. On est encore au début de ce processus, mais on progresse. Être en finale montre que les joueurs et le club ont fourni beaucoup d’efforts pour rester compétitifs au plus haut niveau. On a affronté Toulouse, champion de France, puis Bath, champion d’Angleterre. Et maintenant, on se mesure au Leinster, qui a remporté quatre fois la compétition sur les dix dernières années. On est sur le chemin qu’on espérait. Mais comme on dit chez moi, dans le Gers, c’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens. Ce qui compte, c’est de gagner ».

    Il est aussi revenu sur l’adversaire du week-end, le Leinster, en soulignant le niveau de référence que représente cette équipe en Europe, sa culture de la gagne et les différentes influences qui ont renforcé son identité de jeu ces dernières saisons :

    « Avec énormément de respect. C’est une référence en Europe avec leurs quatre étoiles. C’est l’équipe d’Irlande avec Rieko Ioane en plus et un entraîneur double champion du monde (le Sud-Africain Jacques Nienaber). Les Leinstermen ont une culture de la gagne, une régularité impressionnante. Leur rugby est structuré, rapide, très précis. Ils ne laissent rien au hasard. On sent clairement l’influence de leur encadrement, notamment sur l’aspect défensif et l’intensité sans ballon. Ils ont ajouté une dimension physique très forte, presque sud-africaine, dans leur jeu. C’est une équipe complète, capable de mettre une énorme pression dans les collisions et dans le rythme ».