Yannick Bru : “Tous les gens qui ont fait du sport de haut niveau savent qu’ils est question de fraîcheur, de vitesse, de disponibilité mentale”

Invité de l’émission 100 % UBB sur les ondes d’ICI Gironde, notre manager Yannick Bru est longuement revenu sur l’exigence extrême imposée par l’enchaînement des compétitions et sur l’impact physique et mental que ce rythme effréné peut avoir, non seulement sur les joueurs, mais aussi sur l’ensemble des acteurs du rugby professionnel :
“Pas qu’aux joueurs. On ne va pas se plaindre parce qu’on fait un métier de passion, on est tous bien payés à la fin du mois. Quand on ouvre les journaux, on voit que l’on va surtout pas se plaindre. Mais quand je pense aux joueurs, je vois que c’est un combat de boxe à chaque fois quand vous voyez l’intensité du match. Dans la plupart des gros matchs, le vainqueur se dessine dans les 20 dernières minutes. Il ne faut rien laisser au hasard, il faut être bon techniquement, tactiquement. Toutes les infirmeries de Top 14 sont bien remplies. Il y a toujours des matchs, il n’y a pas de Noël, pas de jour de l’an, de moins en moins de vacances l’été. Il faut jouer, jouer, jouer et c’est vrai que c’est usant. Tous les gens qui ont fait du sport de haut niveau savent qu’ils est question de fraîcheur, de vitesse, de disponibilité mentale. C’est de moins en moins faisable dans le rugby, sauf quand on a un très gros squad et que l’on peut engager des rotations de matchs en matchs. Il faut préserver la santé des joueurs, c’est indispensable, c’est la chose numéro 1. C’est pour ça que l’on est obligé de faire des rotations dans l’équipe et que des fois les gens ne comprennent pas”.
