Christophe Laussucq : “Il y a le salary cap, ça nous force à nous tourner vers la formation, si on veut être bon sur du long terme”

     

    Invité de l’émission 100 % UBB sur les ondes d’ICI Gironde, notre entraîneur de la défense, Christophe Laussucq, a livré une réflexion approfondie sur les enjeux structurels auxquels doit faire face un club comme l’Union Bordeaux-Bègles. Entre la gestion des talents majeurs, les contraintes du salary cap et la nécessité de s’inscrire dans la durée, le technicien est revenu sur l’importance stratégique de la formation pour garantir la compétitivité du club au plus haut niveau :

    “C’est ça le plus gros inconvénient, c’est que l’on n’a pas 45 Louis Bielle-Biarrey. Je ne sais pas exactement combien de joueurs on a utilisé cette année, mais il y a toujours des arbitrages à faire. Si on le veut à fond en finale, pas comme l’an dernier où il était arrivé un peu émoussé, il faut mieux le gérer. Mais il faut aussi arriver en finale. Il y a toujours un arbitrage, un choix qui est compliqué. Il y a le salary cap, ça nous force à nous tourner vers la formation, si on veut être bon sur du long terme. Je vais vous parler des Toulousains parce que c’est quand même un exemple qui fonctionne dans notre championnat depuis une vingtaine d’année, même si on ne les aime pas trop. Il y a un renouvellement de l’effectif qui est alimenté par leur centre de formation. Ca veut dire des joueurs du centre de formation qui sont peut-être moins chers, mais il faut qu’ils soient à un bon rapport qualité-prix, pour avoir des équipes performantes et avoir les moyens de mettre Louis Bielle-Biarrey de côté et maintenir une gestion de sa santé mentale et physique un peu mieux. Mais ce n’est pas évident. Il fait partie des très bons exemples parce qu’il sort de notre centre de formation, il est encore très jeune. Il a été très tôt compétitif en étant joueur du centre de formation. L’exemple Depoortere, il est excellent aussi. Mais ce n’est pas évident de sortir des Depoortere et des Bielle-Biarrey tous les ans. Peut-être qu’on ressortira pas parce que ce sont des phénomènes. Il y a Gazzotti aussi. Il y a beaucoup de joueurs qui sortent de notre centre de formation et qui doivent nous amener une qualité d’effectif en respectant ce salary cap. Il y a beaucoup de contraintes. Je dirais que le club doit, pour continuer à être efficace sur les deux tableaux, continuer à évoluer sur un peu toutes les strates, toutes les catégories depuis les Cadets jusqu’au Crabos, parce qu’on doit forcément alimenter notre effectif professionnel, c’est une évidence”.