Cameron Woki : “Une première sélection contre les Anglais, c’est mon cas, ça devrait compter triple comme au Scrabble !”

Interrogé dans les colonnes de L’Équipe Magazine, notre troisième ligne international Cameron Woki est revenu sur la signification du terme ‘Crunch’, utilisé pour désigner la confrontation entre l’équipe de France et l’équipe d’Angleterre. Dans cet entretien, le joueur de l’Union Bordeaux Bègles a évoqué l’importance particulière de ce rendez-vous dans le monde du rugby, en soulignant la rivalité historique et l’engouement qu’il suscite aussi bien chez les joueurs que chez les supporters :
« Je ne connais pas précisément l’origine du nom. En termes de rugby c’est forcément lié à l’adversité. Concrètement une rencontre face à l’Angleterre qui nous bat depuis qu’on est petits. C’est un rendez-vous plus qu’important. Le point de destination pour les supporters, les joueurs, les téléspectateurs. C’est un événement. Ça se passe entre deux nations qui se détestent, mais qui s’aiment en même-temps. C’est tout ça, le Crunch ».
Dans la suite de cet entretien, Cameron Woki s’est également remémoré son tout premier Crunch sous le maillot du XV de France. Le troisième ligne est revenu sur cette première sélection face aux Anglais, un moment marquant dans sa jeune carrière internationale, ainsi que sur les conseils reçus à l’époque de la part de ses coéquipiers bordelais Baptiste Serin et Jefferson Poirot pour aborder cette rencontre si particulière :
« Une première sélection contre les Anglais, c’est mon cas (2 février 2020, 24-17), ça devrait compter triple comme au Scrabble ! C’était mon premier gros test international et il fallait que je me prépare à un match de haut niveau. Baptiste Serin et Jefferson Poirot, mes coéquipiers à l’UBB, m’avaient expliqué que je n’avais pas forcément de chance de débuter par la rencontre la plus importante du Tournoi mais qu’il fallait que je prenne du plaisir. En même temps, ils m’ont bien fait comprendre que ça restait un match de rugby spécial. Ils avaient utilisé le terme ‘particulier’, je me rappelle. J’avais traduit ça par ‘adversité’. C’était les Anglais, quoi ».

