Nicolas Depoortere : “C’était canapé, plaid sur les jambes, chocolat chaud pour attendre les Anglais de pied ferme”

Interrogé dans les colonnes de L’Équipe Magazine, notre trois-quarts centre de l’Union Bordeaux Bègles Nicolas Depoortere est revenu sur ses souvenirs de jeunesse et sur la manière dont il vivait, plus jeune, les confrontations entre l’équipe de France et l’équipe d’Angleterre dans le cadre du Tournoi des Six Nations. Le centre bordelais a notamment évoqué l’ambiance particulière de ces après-midi d’hiver passés devant la télévision, ainsi que le premier Crunch auquel il a eu la chance d’assister au Stade de France avec sa famille :
« Les Six Nations, ça se passait aux mois de février et mars, un moment où ça caille et où il n’arrête pas de pleuvoir sur Bordeaux. Donc c’était canapé, plaid sur les jambes, chocolat chaud pour attendre les Anglais de pied ferme. On ressentait la tension derrière l’écran de la télévision. Ça amenait de l’émotion et même si on perdait, on passait un bon après-midi. France-Angleterre, c’est aussi le premier match auquel j’ai assisté en tant que spectateur au Stade de France avec mes parents et mon grand frère. Je n’ai ni le souvenir de la date ni du score ni de qui jouait dans les deux camps (rire gêné). J’étais assez petit ».

Dans la suite de cet entretien, Nicolas Depoortere s’est également remémoré les joueurs anglais qui l’ont particulièrement marqué durant sa jeunesse. Parmi eux, une figure emblématique du rugby mondial et de l’équipe d’Angleterre a laissé une impression durable sur le centre bordelais, tant par son talent que par sa personnalité :
« Pour moi, Jonny Wilkinson est le joueur qui personnifiait le quinze de la Rose. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle Sir Jonny Wilkinson. C’était un joueur complet, avec énormément de technique. J’ai lu son livre (Jonny Wilkinson : mémoires d’un perfectionniste). Humainement, il me fait l’effet d’une personne en or ».
