Maxime Petitjean : “C’est l’exemple typique d’un coup de pied négatif qui se transforme en positif”

 

Interrogé par Rugbyrama, l’entraîneur en charge du jeu au pied du XV de France cette saison, Maxime Petitjean, est revenu sur l’importance de ce secteur dans le rugby moderne et sur les critères qui permettent d’évaluer son efficacité. Pour le technicien tricolore, la réussite d’un jeu au pied ne se résume pas uniquement à sa qualité d’exécution technique. Il estime que son véritable impact doit être mesuré à travers les conséquences qu’il produit sur le rapport de force et la capacité de l’équipe à récupérer le ballon ou à maintenir son adversaire sous pression. Afin d’illustrer son propos, Maxime Petitjean s’appuie sur une situation observée lors du premier test-match face à la Nouvelle-Zélande, où une séquence initialement imparfaite a finalement tourné à l’avantage du XV de France grâce à la qualité de la poursuite et de l’organisation collective :

“Je différencie toujours la qualité du jeu au pied et l’efficacité du jeu au pied. C’est-à-dire que si ton jeu au pied est techniquement manqué mais qu’au final, les adversaires n’arrivent pas à retourner chez toi, ça passe en positif. Par exemple, sur la première mi-temps contre les Blacks, on met un seul jeu au pied de pression par Max Lucu, qui est trop long. En revanche, notre chasse a plutôt été bonne : ils réceptionnent le ballon, ils font une passe au pied transversale pour l’ailier et Max Spring vient bien fermer, et ils nous rendent le ballon au pied. Théo Attissogbe effectue une très bonne réception de ballon haut et derrière, Matthieu Jalibert parvient à rentrer dans leurs 22. C’est l’exemple typique d’un coup de pied négatif qui se transforme en positif”.