Laurent Marti : “Dans les trois ans qui viennent, aucun club ne perdra plus de 200 000 € par saison”

Invité de l’émission 100 % UBB, sur les ondes d’ICI Gironde, le président de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti, est revenu sur les évolutions à venir concernant le salary cap et, plus particulièrement, sur la réforme de la prise en compte des crédits liés aux joueurs internationaux. Alors que cette nouvelle règle doit progressivement modifier les équilibres entre les clubs du Top 14, le président bordelais a tenu à apporter plusieurs précisions sur son fonctionnement et sur ses conséquences à moyen terme. Il a notamment expliqué que la mise en place progressive de cette réforme devait permettre de tendre vers davantage d’équité entre les formations, tout en rappelant les mécanismes prévus pour éviter des variations trop brutales du plafond salarial d’une saison à l’autre :
“Je voudrais apporter une précision par rapport à ce que certains ont pu dire de manière erronée. La dégressivité des crédits internationaux, elle est faite pour aller vers beaucoup plus d’équité à court et moyen terme puisqu’elle prendra réellement son effet en 2030-2031. À ce moment-là, je ne sais pas si c’est Toulouse ou Bordeaux qui sont aujourd’hui le plus touchés par cette nouvelle mesure, qui auront le plus d’internationaux. Ça sera peut-être Pau, qui travaille très bien, qui recrute de très bons jeunes, Clermont-Ferrand, qui a une génération junior Crabos, Espoirs, qui est la meilleure que l’on ait vue dans le rugby français depuis longtemps. On ne le sait pas encore. L’autre point important que les gens doivent bien comprendre : vous ne pouvez pas perdre plus de 300 000 € de salary cap, d’une année sur l’autre. Je dis n’importe quoi mais si cette année vous avez le droit à 10, l’année prochaine, vous aurez 9,7 quoi qu’il arrive. C’est une espèce de clause de sauvegarde qui a été mise en place par la Ligue pour que les gens qui avaient beaucoup d’internationaux et donc beaucoup de crédits et qui d’une année sur l’autre en auraient beaucoup moins, ne se retrouvent pas en danger. Tout cela est pondéré par le fait que la saison prochaine, on va augmenter le salary cap de base de 100 000 € et on va le faire pendant trois ans. Ça veut dire que dans les trois ans qui viennent, aucun club ne perdra plus de 200 000 € par saison. Dans trois ans, ça va se compliquer donc il faut se projeter à trois ans. Dans les trois ans qui viennent, on aura tous plus ou moins le même salary cap”.