Jérôme Chabran : “On sait aussi que pour que le club de l’UBB soit compétitif, il faut aussi que Louis soit entouré de joueurs performants et de joueurs de haut-niveau”

 

Invité de l’émission 100 % UBB, diffusée sur les antennes d’ICI Gironde, Jérôme Chabran, l’agent de notre ailier international Louis Bielle-Biarrey, est revenu sur la nouvelle rémunération de ce dernier. Après plusieurs saisons particulièrement impressionnantes sous le maillot de l’Union Bordeaux-Bègles et une ascension fulgurante sur la scène internationale, notre jeune ailier s’est progressivement imposé comme l’un des joueurs les plus en vue de sa génération. Cette progression sportive s’accompagne logiquement d’une évolution de son statut, aussi bien au sein de l’UBB qu’en équipe de France. Alors que le club bordelais souhaitait conserver l’un de ses joueurs majeurs sur le long terme, il était également nécessaire de trouver un équilibre entre la reconnaissance de la valeur de Louis Bielle-Biarrey sur le marché et les contraintes liées au salary cap. Jérôme Chabran a ainsi expliqué les discussions ayant entouré cette revalorisation, tout en insistant sur la volonté du joueur de privilégier la stabilité et la continuité de son aventure en Gironde plutôt que de chercher à faire jouer la concurrence :

“Je ne connais pas les termes du contrat de Thomas Ramos au Stade Toulousain, ni ce qu’il a signé au Racing 92, ni celui d’Antoine Dupont. Mais ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, Louis, indépendamment de son jeune âge, a un certain statut, il a franchi un cap et un palier aujourd’hui unanimement reconnu, que ce soit à l’international, ou avec le club de l’Union Bordeaux-Bègles donc il était logique et légitime de rediscuter de ces éléments là, avec une revalorisation de Louis à la hauteur d’une valeur marché, qui paraissait pertinente. Certes la stabilité aussi se paie, on aurait pu attendre le début de la saison actuelle et essayer de regarder dans quelle mesure, il y aurait pu y avoir une surenchère, mais ça n’a pas du tout été l’envie et la volonté de Louis. C’est tout à fait à son honneur. Il y a aussi des contraintes budgétaires par club. Souvent vouloir continuer dans un projet, c’est aussi signe de confiance dans un projet, c’est aussi de la stabilité qui est recherchée, d’autres critères que ceux purement financier. Pourtant, aujourd’hui, la rémunération d’un garçon comme Louis se situe parmi les rémunérations les plus hautes des joueurs de Top 14, des joueurs internationaux. L’équilibre qui a été trouvé entre le club et Louis parait tout à fait légitime et acceptable. On n’a pas cherché à faire de surenchère, on n’a pas cherché à vouloir pousser les choses beaucoup trop loin. En même temps, on sait aussi que pour que le club de l’UBB soit compétitif, il faut aussi que Louis soit entouré de joueurs performants et de joueurs de haut-niveau. Là était tout l’enjeu, trouver cet équilibre et ce compromis entre ce que mérite un joueur comme Louis Bielle-Biarrey aujourd’hui et ce que le club peut faire pour rester compétitif”.