Ashley-Cooper : “Chez nous, tous le monde vit pour le boulot alors qu’ici on bosse pour vivre”

Adam Ashley-Cooper

 

Un étranger est toujours plus à même de noter les différences de culture entre deux pays et de mettre en évidence les petits “défauts” que l’on peut avoir. Adam Ashley-Cooper, dans l’entretien qu’il a accordé à l’Equipe Magazine, revient sur les différences qu’il a noté entre l’Australie et la France : “En Australie, on est dingue de sport, mais quand tu joues pour les Waratahs, dans un stade de 50000 places, tu comptes parfois à peine 20000 spectateurs. Ici, au Stade Chaban  Delmas on tourne à 25000 places. Les gens chantent, applaudissent, encouragent. La passion pour le quinze est plus forte, il y a plus d’amour et de respect“.

 

Il a aussi noté des différences dans la pratique sportive : “En France, on pratique le sport pour socialiser. Le truc n’est pas forcément d’être compétitif, mais de passer du bon temps avec les autres. C’est plus relax. Ici, beaucoup de gens commencent à travailler à 9 heures, pas trop tôt. Puis quand c’est l’heure du déjeuner, ils posent tout et se rassemblent autour d’un repas. Ca dure une heure, voire deux. Avec entrée, plat, dessert. Parfois du vin. On parle, on discute. Les téléphones s’arrêtent, j’adore ! En Australie parfois tu dînes dans le rush en 30 minutes chrono. Puis tu te remets à penser à ce que tu dois faire pour ton boulot le lendemain. Chez nous, tous le monde vit pour le boulot alors qu’ici on bosse pour vivre […] C’est juste que vous avez une autre échelle de valeurs. Chacun vit comme bon lui semble, moi je ne juge pas. En tout cas, j’apprécie ce changement, cet apprentissage d’une autre culture“.