Yannick Bru : “Ce n’est pas réellement un sentiment de revanche, mais de responsabilité, qui nous pousse à mieux aborder la régularité du Top 14”

Interrogé par RMC Sport, notre manager, Yannick Bru, s’est confié sur les enseignements que l’Union Bordeaux-Bègles entend tirer de la saison passée. Malgré une fin d’exercice particulièrement frustrante en Top 14, avec une qualification pour la phase finale qui lui a échappé, l’UBB peut également s’appuyer sur un bilan européen exceptionnel et sur les progrès réalisés dans le contenu proposé au cours des dernières saisons. Le manager bordelais refuse ainsi de réduire le bilan du club à sa dernière contre-performance et insiste davantage sur la nécessité de gagner en régularité, notamment dans le championnat national, tout en conservant l’ambition qui accompagne la progression de l’équipe depuis trois ans :
“Je sens une énergie positive. J’ai déjà eu l’occasion de dire que dans notre monde où les performances s’enchaînent, c’est toujours le dernier qui a parlé qui a raison. J’ai déjà dit que la dernière fois que l’on a parlé, on a été relativement pauvre. On a besoin de se racheter par rapport à ça. Mais l’erreur serait aussi d’oublier que ce club a joué quatre finales en trois ans, a remporté deux titres majeurs. On a fait un doublé de Champions Cup. Il y a aussi objectivement des choses positives avec une progression de notre jeu, un rééquilibrage de nos forces qui est réel et un niveau de performance qui a été atteint à certains moments de la saison, que l’on n’avait pas été capable de produire sur les saisons précédentes. Malgré tout il y a un sentiment amer dans la bouche, avec une inconstance dans nos performances, pour des raisons objectives, pour des raisons qui nous incombent directement sur la façon dont on a drivé l’équipe et sur la façon dont l’équipe s’est comporté. On reste sur une saison très positive, avec une construction depuis trois ans, qui nous donne beaucoup de confiance et d’appétit sur l’avenir. Ce n’est pas réellement un sentiment de revanche, mais de responsabilité, qui nous pousse à mieux aborder la régularité du Top 14”.