Adrien Corée : “Mon pari pour la saison 2026-2027, c’est que l’UBB sera championne de France”

 

Interrogé avant le début de la saison, le journaliste de L’Équipe, Adrien Corée, a livré son pari pour la saison à venir en Top 14. Alors que le Stade Toulousain apparaît une nouvelle fois comme le principal favori à la succession de l’USAP, le journaliste mise de son côté sur une victoire finale de l’Union Bordeaux-Bègles. Il estime notamment que la déception de la saison dernière, marquée par la non-qualification de l’UBB pour les phases finales du championnat malgré son deuxième titre consécutif en Champions Cup, pourrait nourrir un important sentiment de revanche au sein du groupe bordelais. Il s’appuie également sur la qualité de l’effectif de Yannick Bru, sur les renforts arrivés durant l’intersaison et sur la capacité des Girondins à rivaliser avec le Stade Toulousain dans les grands rendez-vous :

“Mon pari pour la saison 2026-2027, c’est que l’UBB sera championne de France et que ça ne sera pas le Stade Toulousain. Alors soyons clairs, le Stade Toulousain reste le grand favori de cette saison de Top 14. Mais ce qui me fait penser que Bordeaux va réussir à soulever le bouclier de Brennus à la fin de la saison, c’est déjà qu’il y aura un sacré sentiment de revanche chez ce club girondin. Parce que la saison dernière, alors qu’ils ont été champions d’Europe pour la deuxième fois de leur histoire, ils n’ont pas réussi à se qualifier pour la phase finale. C’est arrivé une seule fois qu’un champion d’Europe ne se qualifie pas pour la phase finale de son championnat domestique, c’était les Wasps en 2007. L’année dernière, on a pu se demander si l’UBB n’avait pas trop perdu de plumes en Coupe d’Europe pour pouvoir jouer pleinement la phase finale de Top 14. La question a été posée à Yannick Bru, l’entraîneur de l’UBB, l’année dernière, juste après la dernière défaite face à Clermont. Il avait dit que c’était une question légitime à se poser. On peut imaginer que Bordeaux va plus mettre ses œufs dans le panier du Top 14 que de la Coupe d’Europe cette année, même si on les imagine mal ne pas la jouer pleinement s’ils voient que les résultats sont bons en phase de poule. Mais au-delà de ces bonnes intentions, il y a vraiment des arguments beaucoup plus puissants, comme son effectif. Évidemment, cette ligne de trois-quarts dont on parle depuis très longtemps, Louis Bielle-Biarrey, Nicolas Depoortere, Damian Penaud et Yoram Moefana. Il y a cette charnière aussi, Maxime Lucu et Matthieu Jalibert qui jouaient sur une autre planète la saison passée. Ça tend à prouver que l’UBB peut rivaliser sur le plan du jeu pur avec le Stade Toulousain. Mais l’UBB, c’est aussi un pack avec des joueurs majeurs comme Marko Gazzotti qui s’affirme en équipe de France, comme à Bordeaux ces dernières semaines, ou le totem de cette équipe, Ben Tameifuna. Ces avants-là, ils ont prouvé face aux meilleurs, lors de leurs deux conquêtes européennes, qu’ils avaient le calibre d’une grande équipe. Bordeaux a aussi réalisé un excellent recrutement avec sa pièce maîtresse, Tom Willis, qui avait déjà joué pour l’UBB quelques mois en 2022-2023 et qui revient fort de son titre de meilleur joueur du championnat d’Angleterre. Enfin, le dernier argument, peut-être le plus important, c’est que ce Bordeaux-là, il sait battre le Stade Toulousain et pas n’importe lequel, le Toulouse avec tous ses internationaux. Au printemps dernier, en quart de finale de la Champions Cup, ils avaient battu les Toulousains à Chaban-Delmas, un match âpre, tendu, une masterclass de comment on peut battre cette équipe toulousaine en phase finale. Alors qu’on le sait, c’est quasiment mission impossible. L’UBB retrouvera d’ailleurs le Stade Toulousain très prochainement, le 13 septembre, à l’occasion de la deuxième journée. Ça sera beaucoup trop tôt dans la saison pour tirer des conclusions, mais ça sera quand même un indicateur de ce que l’on pourrait retrouver en tout fin de saison à la fin du mois de juin”.