Jean-Baptiste Dubié : “Humainement, c’était un branque”

 

Interviewé dans le podcast La Cravate, Jean-Baptiste Dubié est revenu la rotation subie des coachs au cours des dernières années :

Tu as parlé de cette instabilité, ça a été chronique sur les quatre dernière années, on a eu des changements de manager de partout. Raphael Ibanez, après, on a eu Jacques Brunel. Jacques qui nous lâche en pleine saison pour partir en équipe de France. Ça, on lui en a voulu franchement, tu es là ,au début on peut pas lui en vouloir, mais nous en étant au club, en restant à Bordeaux, on voulait quand même faire quelque chose de grand à Bordeaux, se qualifier, lui il se barre donc du coup faut trouver un truc en interne. C’est Joe Worsley qui reprend qui donne de sa personne, qui n’est pas un manager mais qui est un super coach de la défense, c’était un énorme coach. Un staff qui implose un peu, pas de l’extérieur mais de l’intérieur, nous on le ressent et donc un peu une scission avec les joueurs. Raph après qui part, un mec qui arrive de nulle part, Teague, coach des 3/4, super technicien, avec qui j’ai beaucoup appris techniquement, mais s’avère être un fou, un malade. Il arrive à devenir manager, là ça a été la débandade, il a viré tout le monde. Là, il y a vraiment eu une implosion, virer les anciennes gloires, repartir sur un nouveau truc et ça n’a pas été facile à vivre parce que lui il était vraiment dur à vivre, un Anglais. Ça a été ma meilleure et ma pire rencontre rugbystique, parce que techniquement il m’a appris énormément de choses, il était très, très fort, mais humainement, c’était un branque. Il a fait beaucoup de mal, à beaucoup de personnes, à beaucoup de joueurs et beaucoup de membres du staff aussi, ça sert à rien de les citer, ils se reconnaitront. Mais moi en tant que spectateur, ça a été particulier. Après il a fallu se reconstruire, et c’est là que notre très cher Christophe arrive avec son projet sur quatre ans et avec sa stabilité qu’on lui connaît et pour nous, moi j’étais en fin de contrat, quand il signe là, c’était une priorité de resigner à Bordeaux.