Olivier Escots : “On peut rappeler aussi qu’un grand club, à 200km d’ici, le Stade Toulousain, a un palmarès assez impressionnant sans avoir eu recours au naming”

 

En séance du conseil municipal de Bordeaux, ce mardi 13 juillet dernier, l’adjoint communiste au maire chargé du handicap et de la lutte contre toutes les discriminations, Olivier Escots, s’est confié sur la question du naming du Stade Chaban Delmas : « Tout d’abord nous sommes tous favorables à ce que l’avenir de l’UBB soit le plus radieux et le plus serein possible. Sur le naming, il s’agit de donner le nom d’une marque commerciale à un stade, moyennant un loyer. Le groupe communiste est opposé par principe à ce genre de processus, comme nous l’avons été dans le passé opposés au PPP sur le grand stade, ou sur l’entrée de fonds spéculatifs au sein des Girondins de Bordeaux. La question du naming, c’est quelle société nous voulons aussi. Est-ce qu’on laisse notre ville devenir une grande enseigne ? Est-ce qu’on laisse notre ville être la proie des marchés ? Etre la proie de constructions productivistes alors que nous sommes en train de travailler sur le changement climatique ? Si demain on donne le nom d’une marque à un stade, où est-ce qu’on va s’arrêter ? Pourquoi ne pas donner aussi le nom d’une marque d’hamburger à la place Pey-Berland si on doit la rénover et qu’on est un peu juste dans nos finances ? Ou donner le nom d’un groupe de BTP au Pont de Pierre si on doit le rénover et qu’on a là aussi besoin de financements ? L’argent ne doit pas être roi et ne fait pas tout. Sur le club, et la proposition de Laurent Marti, on peut rappeler aussi qu’un grand club, à 200km d’ici, le Stade Toulousain, a un palmarès assez impressionnant sans avoir eu recours au naming. Cela veut dire qu’il y a peut-être d’autres constructions à faire dans la consolidation du club que de passer par le naming. Sur la méthode aussi, le Président de l’UBB qui s’entend avec un de ses partenaires pour dire ‘on va peut-être donner le nom de ta marque au stade municipal’, c’est quand même un peu gênant sans avoir sollicité la mairie en amont. Du côté du Parti Communiste, on soutiendra tout ce qui sera porté par Monsieur le Maire pour soutenir le club de l’UBB. Je tiens enfin à relever des propos du Président de l’UBB qui datent de 2012 : ‘il  y a beaucoup trop d’argent dans le rugby. Tout cet argent ne sert à rien, il faut apprendre les vraies valeurs, et les délires financiers ne rendent pas service aux joueurs’. Je pense qu’on peut méditer ces paroles quand on s‘interroge autour du naming ».