Yannick Bru : « J’avais envie de comprendre comment ces gars gagnent plus de titres de Champions du Monde que les autres, alors qu’ils n’ont pas d’argent et que c’est un pays qui souffre beaucoup »

 

Invité de One 2 Trillo, sur la chaîne Youtube du journaliste Sud Radio, François Trillo, notre manager, Yannick Bru, s’est confié sur la nécessité de suivre l’évolution des générations de joueurs : « Déjà, générationnellement, comme on vieillit, nos enfants vieillissent, et je me rends compte que mes enfants ont l’âge de mes plus jeunes joueurs. Je vois comment ils se comportent, comment ils dialoguent, comment ils communiquent, comment ils consomment de l’information, et franchement ça m’aide beaucoup. Et puis après, il n’y a pas d’âge pour se former, pour voyager. L’année dernière, après avoir vécu 4 ans à Bayonne, qui était mon premier job, dans une équipe en transition, et c’est important de vivre ces moments-là où on doit être au soutien des joueurs, vivre des galères, travailler différemment… Après avoir vécu la Pro D2 et le bas du Top14, après être passé par le Stade Toulousain avec des titres, et un petit seau en équipe de France pour prendre une volée de cailloux à une époque particulière, je n’avais jamais fait un saut à l’étranger. Il me manquait ça dans mon bagage. J’étais attiré par ce pays qui développe des valeurs qui ressemblent à celles de mon parcours. J’avais envie de comprendre comment ils gagnent en n’ayant pas le plus d’argent, en étant très authentiques, très fidèles à leur ADN, en ne cherchant pas à travestir l’essentiel… J’avais envie de comprendre comment ces gars gagnent plus de titres de Champions du Monde que les autres, alors qu’ils n’ont pas d’argent et que c’est un pays qui souffre beaucoup. J’ai beaucoup appris, observé. C’est une année qui m’a beaucoup servi sur le plan des relations que j’ai nouées avec certains grands joueurs, et avec ce pays qui est rempli de grands techniciens. Je suis parti un an à l’université, tout simplement. Il n’y a pas d’âge pour se former, pour progresser, et j’espère que j’aurai encore l’énergie de voyager car il y a beaucoup de choses à apprendre en dehors de nos frontières ».