Richard Dourthe : « Ce qui s’est récemment produit à l’égard de l’ouvreur girondin est un enterrement de première classe et une lourde faute de management »

     

    Dans le cadre de la chronique qu’il tient dans les colonnes de Midi Olympique, l’ancien trois-quarts centre, Richard Dourthe, a pris la défense de notre demi d’ouverture, Matthieu Jalibert, et critiqué le management du sélectionneur, Fabien Galthié, à son égard :

    « Je suis perplexe. Le fait que l’ossature de l’équipe évolue si souvent au gré des humeurs de Fabien Galthié me désarçonne. Si j’accorde à ‘l’émulation et la concurrence’ nombre de bienfaits, j’ai par exemple du mal à entendre que Matthieu Jalibert soit enterré dans la tourbe de Twickenham pour une performance mitigée sans être mauvaise, en Angleterre. Et je m’interroge, monsieur le sélectionneur : ce joueur, époustouflant en Top 14 et en Champions Cup, est-il placé dans des conditions idoines en équipe de France ? Et comment lui demander de mourir pour vous s’il ne sent jamais, de votre part, la considération qu’il mérite ? ».

    Il a vivement critiqué le fait que notre demi d’ouverture, Matthieu Jalibert, ait été sorti du groupe pour la rencontre face à l’talie :

    « J’avais été le premier à hurler au scandale quand ‘Jalib’ avait claqué la porte du groupe France à l’automne. Le premier à défendre la position de Fabien Galthié et, par extension, celle de l’institution tricolore. Je monte aujourd’hui au front pour assurer que ce qui s’est récemment produit à l’égard de l’ouvreur girondin est un enterrement de première classe et une lourde faute de management. Trois numéros 10 en trois matchs, nom de Dieu… J’ai même un temps craint, avec tout ce ramdam autour de notre charnière, que le patron des Bleus n’appelle Jeannot Lescarboura pour préparer l’Irlande. Parce que vous remarquerez qu’il n’y a que nous, finalement, pour trancher des têtes avec autant de frénésie. Et vous vous souviendrez avec moi que lorsque l’ouvreur irlandais Sam Prendergast commit une bouse pour l’ouverture du Tournoi à l’Aviva, son sélectionneur (Simon Easterby) lui maintint pourtant un soutien inébranlable et que derrière ça, le Leinsterman renversa l’Écosse à lui seul. La guillotine, c’est la solution de facilité, monsieur le sélectionneur. Votre job, c’est aussi de mettre en confiance vos soldats et à ce titre, je ne suis même pas certain que le coup de râpe ayant écarté Damian Penaud du match en Italie ait pour lui une quelconque utilité, tant l’ailier de l’UBB n’a pas le profil pour réagir à une telle piqûre de l’ego. Dès lors, gare à l’excès de zèle, Fabien… Gare à ne pas retomber dans vos travers et risquer, un jour, de vous mettre à dos le groupe France, mon vieux frère de ‘cocotte’… »