Boris Palu : “On veut être beaucoup plus durs sur notre défense de ligne”

Interrogé par Le Figaro, notre deuxième ligne international, Boris Palu, s’est confié sur les ambitions de l’Union Bordeaux-Bègles pour cette nouvelle saison. Après une précédente année marquée par un nouveau sacre en Champions Cup, mais également par une qualification manquée pour la phase finale du Top 14, le deuxième ligne sait que l’UBB devra afficher davantage de régularité et de maîtrise dans la compétition nationale. S’il souhaite voir l’équipe conserver les principes offensifs qui font son identité, il estime également que des progrès importants doivent être réalisés dans le secteur défensif afin de franchir un nouveau cap :
“Rester aussi performant, produire un rugby où on prend du plaisir, où on veut essayer de tenir des longues séquences. C’est l’ADN du club. Par contre, il y a eu une grosse marge de progression en défense. On a un nouveau coach qui était notre coach d’attitude au contact, Aurélien Cologni. On veut être beaucoup plus durs sur notre défense de ligne. L’identité d’une équipe se perçoit aussi quand elle défend et que c’est difficile. On a eu des moments où on craquait plus facilement, mais on était obligé de marquer. Je crois qu’on marque 4,2 essais par match en moyenne. Quand c’est très dur, tu ne marques pas quatre essais, donc il faut que tu sois fort défensivement. On travaille beaucoup sur ça”.

Il est également revenu sur les différences de rythme et d’arbitrage qu’il constate entre la Champions Cup et le Top 14. Habituée à produire beaucoup de temps de jeu effectif et à enchaîner les séquences, l’UBB semble particulièrement à l’aise lorsque les rencontres sont rythmées et que les temps morts sont limités. Pour Boris Palu, cette spécificité du rugby européen correspond parfaitement aux qualités de l’équipe bordelaise, qui parvient aussi à hausser son niveau de performance lorsque l’enjeu d’une rencontre est particulièrement important :
“La Coupe d’Europe nous convient bien parce que c’est arbitré un peu différemment. Les arbitres te font aller beaucoup plus vite sur les temps de repos. C’est-à-dire que les mêlées, ils les jouent beaucoup plus rapidement. Les touches, tu ne peux pas prendre ton temps. Le rythme est moins saccadé. Ça nous va bien parce qu’on est l’équipe avec le plus de temps de jeu effectif du championnat. Plus ça va vite, plus on essaye de mettre l’adversaire en difficulté. Et en Coupe d’Europe, tu as l’impression qu’à chaque match, tu joues ta survie. Donc tu te dis : ‘Si je ne fais pas 19 ou 20 points, on va certainement devoir jouer notre quart à Dublin ou à Toulouse’. Et je trouve que l’équipe de Bordeaux arrive à surperformer vraiment quand elle cible un match, à taper du poing sur la table et dire : ‘On est le champion d’Europe'”.