Noel McNamara : “S’il y a un compromis pendant la semaine, il ne sera jamais avec les trois équipes”

Invité de l’émission 100 % UBB, diffusée sur les ondes d’ICI Gironde, notre entraîneur de l’attaque, Noel McNamara, a notamment été interrogé sur le travail effectué par le staff et les joueurs au quotidien pour continuer à faire progresser le jeu de l’Union Bordeaux-Bègles. Alors que le début de saison a permis de mesurer les fruits de la préparation estivale, l’entraîneur irlandais a expliqué l’importance accordée aux skills et à la capacité des joueurs à prendre des décisions dans des situations de jeu variées. Pour Noel McNamara, la progression de l’équipe repose notamment sur trois piliers : la structure collective, les compétences individuelles et la mentalité. Il est ainsi revenu sur le travail spécifique réalisé à l’entraînement, avec notamment l’intervention de Heini Adams sur les skills, mais aussi sur les exercices permettant aux joueurs de multiplier les prises de balle, les décisions et les situations de jeu en désordre :
“Il y a trois choses importantes pour moi : la structure, les compétences ou les skills et la mentalité. La réponse est toujours dans un de ces trois domaines là. Cette année, on a Heini Adams qui a fait bosser les skills et il a fait du bon boulot. Avant chaque entrainement, les joueurs se faisaient des passes avec une balle de tennis, un ballon de foot, un ballon de rugby. Pendant l’entraînement, on fait souvent trois équipes. Si on a 30 joueurs, on va faire trois équipes de 10 et pas forcément 15 contre 15. Ca permet à tout le monde de plus toucher le ballon, de prendre plus de décisions, d’avoir plus d’opportunités de jouer dans le désordre et un peu moins structuré. S’il y a un compromis pendant la semaine, il ne sera jamais avec les trois équipes. C’est quelque chose qui nourrit notre jeu et ça aide beaucoup le développement des skills aussi, notamment la capacité de lire le langage corporel des uns et des autres. On veut jouer debout et mettre un peu de vitesse sur le ballon et donc parfois on peut faire des erreurs. Ce n’est pas le plus grave. Samedi j’étais content, il y en a eu quelques fois, mais on a bien réagi et on a essayé de sauver le coup aussi. Parfois, si tu fais une erreur, un en-avant et tu prends un essai, tout le monde va dire que c’était à cause de l’erreur mais la semaine dernière, on a bien travaillé après les erreurs, pour gagner le rebond ou rattraper le coup après le franchissement. Je pense notamment au geste de Romain Buros quand le Racing rentre dans l’en-but. Il n’a pas lâché, il a continué et il est arrivé à mettre le bras sur le ballon et faire tomber le ballon”.