Bonne et mauvaise agressivité (34-24)

La bonne agressivité de Brive a payé sur plusieurs essais. A l’inverse, Bordeaux a été sanctionné par deux fois (1ère et 41ème) avec deux cartons jaunes logiques, qui ont lourdement pénalisé la stabilité de l’équipe. La fin de match fut brillante, initiée par Baptiste Serin, mais c’était trop tard…

 

 

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Le résumé

 

En lever de rideau, les deux équipes au niveau Espoir se sont affrontées. Un match remporté par l’équipe locale sur le score de 16-9.

Pour les professionnels, cela commence mal avec un carton jaune dès la première minute pour Adam Jaulhac, qui sera qualifié de « connerie » par Vincent Etcheto. Brive en profitera rapidement en marquant un essai par Mignardi. Il sera transformé par Germain (7-0). Le jeu semble au rendez-vous des deux côtés, du moins la volonté de jouer. Félix Le Bourhis interceptera intelligemment un ballon qui est trop lentement distribué et filera avec sa vitesse aplatir entre les poteaux ! L’UBB égalise 7-7 après le coup de pied de Lionel Beauxis ! Pourtant, Vincent Etcheto n’est toujours pas rassuré – comme souvent – mentionnant la faute “grossière” de Jaulhac, remerciant aussi « Félix qui nous sauve », et promettant un « match très ouvert qui présage une belle soirée » au niveau du jeu. Germain profite de la pénalité qui lui est offerte pour faire repasser devant son équipe mais un drop magistral de Lionel Beauxis, dans un fauteuil car bien servi par Yann Lesgourgues, remet les deux équipes à égalité (10-10, 23ème). La suite sera ce qui était prévu en avant match : Brive va pousser et mettre toute sa hargne pour pousser et faire la différence. Cela commence après un excellent travail à la 31ème, d’un côté et de l’autre, pour faire la différence dans le fermé. Ce sera transformé (17-10). La pression de Brive ne s’arrête pas et ce harcèlement va une nouvelle fois payer juste avant la fin de la première période en inscrivant un troisième essai par Masilevu. Il sera bonifié : 24-10. Un score logique malgré une bonne défense bordelaise. L’Union aura failli par une ou deux fautes de mains au niveau de l’attaque, manquant ainsi de passer devant ou de rester au contact.

 

Cette première période fut aussi un festival d’excellents coups de pieds de part et d’autres. Mais c’est bien la volonté et la hargne qui ont été récompensées.

 

En cette seconde, Ole Avei, Francisco Gomez Kodela et Berend Botha entrent à la place de Clément Maynadier, Patrick Toetu et Adam Jaulhac. Mais immédiatement, même erreur qu’en première, avec un placage haut de Berend Botha qui sort pour dix minutes. Bordeaux est sanctionné par une pénalité passée. Le score est de 27-10. Brive gère cet avantage sereinement, sans s’affoler. Une superbe percée de Félix Le Bourhis après un coup de pied au-dessus de ses adversaires verra notre joueur, après deux poussées au pied, aplatir. Malheureusement, c’est un essai logiquement refusé pour un en-avant. Bordeaux avait l’avantage ; cela ne donnera rien. 63ème, ce sera à l’UBB d’être en supériorité numérique après un carton jaune pour Acosta. C’est à partir de ce moment et sous l’impulsion de Baptiste Serin, fraichement entré, que l’on va se réveiller. Il sera logiquement récompensé par un essai, sur une touche manquée et cafouillée de Brive. Julien Le Devedec en se retournant lui transmet et Baptiste claquer le ballon derrière la ligne. Derrière, Lionel Beauxis transforme : 34-17. Sous la pression, Brive recule et gère mal cette fin de match. Trois mêlées seront sanctionnées par un essai de pénalité. Rapidement, Baptiste Serin ajoute deux points. On joue alors la 76ème minute et Bordeaux revient à dix points, privant Brive du bonus offensif. Les dernières minutes seront folles, l’UBB voulant le bonus défensif. Mais Brive tiendra le choc et le score final sera de 34-24.

 

 

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Le bordelais du match

Incontestablement, Baptiste Serin. Juste dans ses choix, débordant d’énergie sur chaque ballon, Baptiste a donné un vent nouveau à son équipe en marquant un essai, bien servi par Julien Le Devedec et enlevant le bonus offensif à Brive. C’est encore plus son envie, sa hargne et son allant qui nous ont impressionnés ce soir. Il a même failli nous faire croire à un retour inespéré, voire un bonus défensif. La concurrence et la pression ? Connait pas ! Quel talent !

 

 

Les compositions de départ

 

5

 

 

6